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| De Francis Moury | Note : 10/10 |
Pour Brainback
Votre commentaire est globalement exact et intelligent. J'aime avoir des lecteurs tels que vous.
Deux remarques :
1) J'avais en effet commis une erreur : c'est la porte du salon et non de la chambre à coucher des femmes qui se déforme au gré de poussées en divers points de sa suface - poussées qui parachèvent sa transformation d'un objet physique en un objet organique, non plus une porte mais une peau, une paroi stomacale. Cela dit, il me semble que la séquence "porte du salon", en y réfléchissant, est une amplification de la "séquence porte de la chambre à coucher" : la différence est de degré, pas de nature... L'hystérie sur laquelle vous avez justement insisté est d'ailleurs présente dans les deux cas mais, dans les deux cas aussi, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une hallucination. Il y a concomittance entre surnaturel effrayant et subjectivité psychique tourmentée mais pas confusion.
2) L'EXORCISTE ne fut nullement "mal reçu" aux USA et William Friedkin a confirmé que les autorités écclésiastiques aimaient le film :
"L'EXORCISTE (...) est un film très fidèle aux principes de la chrétienté. À l'époque d'ailleurs, les plus grands responsables de l'Église catholique lui avaient apporté un soutien sans réserve. Le Directeur Général de l'Ordre des Jésuites détenait même une copie privée du film qu'il se repassait souvent. (...) L'EXORCISTE affirmait que le Diable existait bel et bien et qu'il pouvait être chassé par un homme de Dieu utilisant le Verbe du Christ. (...) Quant aux chrétiens de base qui ont jugé le film blasphématoire, autant dire qu'ils se sont trompés sur toute la ligne. (...)"
Extrait d'un entretien de W. F. avec Gilles Boulenger in "Le petit livre de William Friedkin", éd. Le Cinéphage, Paris 1997, p. 109
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