Le Saint Graal du film épique et fantastique
Comme je l'ai déjà dit plus ou moins en d'autres temps, il est tout bonnement étonnant, voire ahurissant, de prendre ce spectacle en pleine....âme, en plein coeur.
C'est un film généreux, débordant, plan après plan, de victuailles en jaillissement. Comme une toile immense, une fresque aux dimensions gargantuesques. Rabelais aurait sans doute aimé.
La fête est totale, dans une profusion et un fourmillement de détails, une ampleur de vue toujours assurée. Rarement on aura vu une telle dynamique.
Sans temps morts ni faiblesses, les éléments se mettent en place harmonieusement, créant ainsi autant de tableaux reliés les uns aux autres, mais qui ont aussi leur vie propre, leur autonomie.
Ainsi, par exemple, au chapitre 35 : 1h 54 min et 09 secondes : appuyez sur "Pause".
"Ne craignez aucune obscurité. Debout ! Debout, Cavaliers de Théoden !!!"
Théoden à cheval, passe en revue ses troupes. L'épée levée, il frappe les lances inclinées des cavaliers qui se préparent à l'assaut. Le chef insuffle à son armée l'élan de l'action et l'aspiration à la victoire. Il est l'impulsion, l'étincelle qui galope dans les rangs des guerriers assemblés, pour que se déchaînent l'ouragan et la foudre. Pour que le flot impétueux se déverse d'un bord à l'autre de l'écran et submerge les hordes maléfiques des ennemis amassés dans la plaine, aux portes de Minas Tirith assiégée et menacée.
Dans le frémissement et l'attente, la tension est à son comble. Beaucoup de ceux qui sont là contemplent, sous le ciel obscurci, les derniers instants de leurs vies. C'est l'angoisse et l'ardeur mêlées qui glacent et font bouillonner le sang.
En première ligne, point de salut vraiment possible, si ce n'est par l'impétuosité et la rapidité de l'attaque qui pourra peut-être mettre en déroute l'ennemi.
Le vent souffle dans la plaine, la fatigue du voyage s'estompe maintenant, car il en va de la vie offerte pour une cause qui dépasse le simple individu. A la vie, à la mort, le sort en est jeté. Les Dieux tout là-haut, au-dessus de la mêlée, savent les destinées et jettent les dés. Comme dans l'Iliade, il y aura bientôt un grand fracas de chevaux et de lances brisées.
Signé Cristobal, un tout jeune Pingouin de la future grande famille......
"Linux, parce que JE le vaux bien."
Et vous ? |
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