avis sur Les Aventuriers de l'Arche Perdue
Alors que Georges Lucas était en plein buzz Star Wars de la première trilogie, son grand ami Spielberg lui a fait part d’un de ses rêves de gosse : réaliser un James Bond (une bien mauvaise idée quand même !). Heureusement, le père Lucas l’a raisonné en lui disant de ne pas s’encombrer d’une franchise déjà en route depuis un moment. IL lui a même carrément fait part d’un ses vieux projet chéri : créer une franchise nouvelle où un héros aventurier parcourrait le monde à la recherche d’objet mythologique.
Lucas + Spielberg : l’équation du cinéma de divertissement à l’état pure. Le résultat est celui que l’on connaît : Indiana Jones est né, et un putain de bon film d’aventure avec !
Le principe du film est simple : divertir. Le but est d’aller directement à l’action. Et pour ça, tout est bon : un héros viril filmer comme une pure icône (et Indiana Jones fais désormais bien partis des icônes absolu du film d’aventure et du Cinéma tout court), un dépaysement par des décors exotiques que la caméra de Spielberg se charge de sublimer, une Indiana Girls piquante pour relever la sauce… Et surtout, un hommage très réussis aux sérials des années 30, à savoir une œuvre enchaînant les rebondissements sans temps morts pour constamment relancer l’adrénaline, sans aucun soucis de réalisme ni de vrai cohérence. Seul le plaisir compte. Ainsi, les aventuriers de l’Arche Perdu se veut plus en grand 8 du cinéma qu’une œuvre intellectuelle, mais là n’était pas l’intérêt !
Alors on découvre, pour cette première aventure, un Indiana qui doit retrouver l’Arche d’Alliance (qui aurait transporter les tablettes où furent gravé les 10 commandements) avant que les nazis ne mettent la main dessus en premier. Et c’est bien pratique comme scénar : ça permet de situer le film dans les années 30-40 (totalement en phase avec l’esprit sérial à l’ancienne) et de prendre de gros méchant pas beaux. L’avantage, dans un film où les méchants sont des nazis, c’est qu’on peut leur faire subir n’importe quoi, tout le monde sera content ! Et Spielberg en profite bien : chute dans un ravin, mort atroce à la fin, fusillade en veux-tu en voilà… Ce qui peut paraître franchement pour une idéologie douteuse dans les James Bond (les méchant russes) fonctionne à merveille chez Indiana.
Une des principales préférences de Lucas est la bande dessinée et ça se sent du début à la fin : humour permanent, action et rythme soutenu… Et un Indiana au torse nu, musclé, bronzé et mal rasé à tomber par terre ! Harrisson Ford, déjà échappé de Star Wars nous offre un de ses trois rôles clefs (les deux autres étant Han Solo et le Blade Runner). Son look est immédiatement identifiable, avec son chapeau et son fouet, sa démarche si particulière et sa façon de dormir avec le chapeau sur le visage….
Pour bien gonfler le côté « film d’aventure, on nous balade dans la forêt amazonienne, dans des montagnes enneigées, dans le désert Egyptien… Le Guide du Routard qui se serait accouplé avec James Bond et Tintin en somme… D’ailleurs, Spielberg rêve depuis longtemps d’adapter Tintin au cinéma, mais c’est pourtant ce qu’il a déjà fais avec ce film ! Il multiplie les moments forts avec brio, que ce soit la scène d’ouverture ou la séquence où Indie est enfermé avec des serpents où encore la longue poursuite en voiture où le cache-cache en Egypte…
Les Aventuriers de l’Arche Perdue est un must du film d’aventure tout public. Une référence incontournable à tel point que l’on ne compte plus les film qui ont tenté de reprendre la formule sans jamais se hisser au niveau du modèle (La momie, Pirates des Caraïbes, A la recherche du diamant rouge…). Un modèle incontournable qui a su préserver son âme d’enfant et sa bonne humeur communicative au fil du temps sans prendre une seule ride. Dire que le meilleur était à venir !
NOTE : 8/10 |
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