avis sur Le Temple Maudit
Le premier Indiana Jones était un putain de bon film, le second l’encule 50 fois dans l’oreille ! Parce que, comment dire…, Indiana Jones 2, c’est encore mieux !
Tout d’abord, petite leçon d’histoire : saviez-vous que avant la sorite de ce film, il n’existait que 2 classements : PG (tout publique) et R-Rated (interdit au moins de 17ans). Indiana Jones 2 (ainsi que les Gremlins) a été jugé trop sage pour être limité aux adultes (c’est un film pour enfant après tout) mais trop glauque pour les plus jeunes. D’où la création du sigle PG-13 (interdit au moins de 13 ans). Vous avez vu ? Je vous cultive ! C’est dingue ! Je m’impressionne moi même ! Je devrai me baiser, tiens !
Bon, plus sérieusement, Indiana Jones 2 ressemble à un gros défouloir de la part de tonton Spielberg et papi Lucas. Pour cause, n’un sortait d’un divorce (d’où la volonté de se venger du sexe féminin au travers de la nana de service qui en prend vraiment plein la gueule !). Alors Indiana Jones 2 ne se fait pas chier avec des scènes d’exposition : on fonce dans le tas. Vas-y que je débute par un générique en comédie musical, puis vas-y que je te fais un bel hommage à James Bond, puis vas-y que je te balance une grosse scènes d’action invraisemblable… C’est du pur fun et bon sang ce que ça fais du bien !
L’action se déroule cette fois en Asie, d’où un aspect plus tropical et exotique. Le film baigne dans des teintes rougeâtres du plus belle effet. Mais ce second volet n’est en aucun cas une redite du premier. Même formule, certes (hommage à la bédé, James Bond de l’avant-guerre qui parcoure le monde à la recherche d’objet mythiques, mélange d’humour et d’action…) mais sur un ton différent. Bien plus glauque. Car passée une première partie dans l’esprit du précédent volet (en bien plus drôle tout fois), Le temple Maudit trouve sa propre voie en s’intéressant aux sectes, au vaudou et aux satanisme. Pas très joyeux tout ça ! Ce qui permet à ce film de plonger dans une noirceur assez surprenante : le vol des chauve souries, entassements de crânes humains, la scène du repas avec sa soupe aux yeux et son cervelet de singe en sorbet… Très drôle mais aussi assez sombre.
La suite est encore pire, multipliant à outrance les images d’horreur. Ainsi, une fois parvenu au temple sacré, on assiste à une authentique séquence de film gore (un homme se fait arracher le cœur à mains nues avant d’être brûlé vif !). Sordide ? Vous avez dit sordide ? ho que oui, mais c’est bien le but avoué du film : offrir un grand tour de montagne russe : de l’action, nous sommes passé à l’humour puis à l’horreur. Une horreur qui se poursuis avec la vision d’enfants esclaves enchaînés, faisant prendre une tournure engagé à ce qui n’était à la base qu’un simple divertissement.
Les émotions que l’ont pouvaient ressentir face à l’Arche Perdue sont donc décuplées dans cet épisode outrancièrement malsain. Spielberg va même jusqu’à faire, durant un bref instant, transformer Indiana en psychopathe (au passage Harrison Ford est encore plus sexy qu’avant s’impose comme un must d’érotisme, passant la moitié du film torse nu)! Bref, le sentiment de danger est accentué et le film deviens vraiment prenant.
Puis c’est reparti pour un délire final avec la scène cultissime de la poursuite en wagonnets (une scènes dont on se demande encore aujourd’hui comment elle fut réalisée) puis celle du pont.
C’est gros comme une maison, visuellement énormes et ça permet de détendre un peu l’atmosphère tendues tout en finissant en apothéose.
Indiana Jones et le Temple Maudit s’impose donc comme un modèle du film d’aventure, transcendant tous les aspects du premiers pour offrir une œuvre trépidante, unique. Plus drôle, plus rythmé, plus inventif et plus sombre que l’Arche Perdue, le Temple Maudit se voit et se voit avec toujours le même plaisir communicatif. Nous ne sommes plus face à un simple divertissement mais une véritable œuvre de cinéma pure. Même si Spielberg avoue ne pas trop apprécier cet épisode, trop glauque selon lui (Tim Burton tiens les mêmes propos à l’égard de son sublimes Batman Returns), il n’en demeure pas moins que sa virtuosité n’est plus à démontrer. E troisième volet ne réitèrera malheureusement pas l’exploit.
NOTE : 9/10
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