Knarf de Gondolïn
Un monument du cinéma...

lapaix
s'il.vous.plait...

Revok
poisseux et sadique à souhait : tout ce que j'aime

mérovingien
le vrai MASSACRE

LOUIS
Masses accros à la tronconneuse (copyright Louis Sirot)

LOUIS
M

Ali
chef d'oeuvre

choub
pour The Jack:T'as raison regarde le journal de 20h c'est moin violent !

choub
Pour Jack:T'as raison regarde le journal de 20h c'est moin violent !

The Jack
Pour tous ceux qui ont adoré ce film (!), je vous conseille "Inferno", "Suspiria", "8MM", "Irréversible" et "Baise-moi!". Les films les plus affreux et malsains que j'ai vu!

speed
le theme du film

The Jack
Et revoilà une nouvelle sortie d'un des films les plus glauque, sordide, malsain, morbide de tous les temps! Au secours!

francis moury
Pour Cedricman et Thedvdking

Mars
le remake est cool

LOVECRAFT
Pour benj1

ben-j1
Version française redoublée

LOVECRAFT
10 pour le film original, pour le reste...

kube
ok avec cedriggs

nrv
gotrunk... oui c'est somptueux

Gotrunk25
Report somptueux ?!!

Shyning
Pour AlDTS et ice poon

ben-j1
VF d'époque 2

ben-j1
VF d'époque

thedvdking
Excellente critique !!

ice poon
je mets que 7, al...

bad Mr Frosty
Erreur dans l'article : le 16/9 n'est pas en exclusivité mondiale pour ce film.

cedriggs
une erreur qui m'enerve !!!!

AlDTS
la vérité : prequel du remake, helljohn

HellJohn
remake & questions

AlDTS
la vérité : ice poon

Cédricman
Merci pour ce test, monsieur Francis Moury!

Justin
Grandiose

Kevin95
desolé

Kevin95
Un film aussi gore que facinant

thedude
quelle branlage de nouille cette critique...

ice poon
aldts, t'as vu le remake ???

AlDTS
la vérité : tobe hopper

 
De mérovingien
Note : 8/10
le vrai MASSACRE

L’ été est une saison idéale pour revoir le Texas Chainsaw Massacre. Il fait chaud, on suffoque, une sensation de brulé nous englobe… Exactement comme ce film, qui viens de fêter ses 30 ans. L’image est dégueulasse, le son tout pouri… Le bonheur, quoi !

Revoir ce Massacre (qui fête ses 30ans), c’est mesurer à quel point il n’a pas pris une ride. Toujours aussi glauque, toujours aussi flippant. Une date dans l’Histoire du Cinéma. Tout d’abord, revenons sur un vilain malentendu : NON ! Texas Chainsaw n’est pas un film gore !! Il est vraiment étrange de voir comment réagissent les gens en entendu le titre du film : « quelle horreur ! quelle boucherie !! » … Cela lui a même valu d’être classé X en France pendant de nombreuses années et d’être interdit !!! Un comble quand on voit le film (à peine quelques gouttes de sang sur tout le film et AUCUN plan gore sur la tronçonneuse tranchant les chair!).
Ce qui fait l’importance de ce film, c’est qu’il s’inscrit à l’époque dans la mouvance d’un cinéma d’horreur viscéral, dans la même catégorie que La Dernière Maison sur la Gauche ou Zombie . Des films quasi documentaire qui critique ouvertement la société.

Massacre à Tronçonneuse est le premier film de Tobe Hooper (et son seul film grandiose). Par conséquent, on y retrouve un côté « film amateur » très marqué. Mais sa mise en scène reste constamment rigoureuse : il fait une étude documentaire au lieu de faire un simple divertissement. Par conséquent, il montre la sauvagerie des tueurs mais ne juge pas. Il ne prend pas non plus le partis des victimes (on se fout royalement d’eux et de qui va mourir le premier). Il fixe, c’est tout. Au lieu d’étaler à l’écran des tonnes de sang, il appliquent des règles plus rigoureuses et subjective. Une jeune fille se fait empaler sur un crochet ? Hooper multiplie les gros plan sur son dos nu et sur le crochet mais ne montre pas la chair perforée. Même chose à la fin, lorsque le Papi veut briser la nuque de la jeune fille et qu’il rate son coup à chaque fois. Ou encore lorsque l’autostoppeur s’entaille la main . Pour donner une ambiance fétide à son film, le réalisateur insiste sur des tas d’ossements, sur des poules bruyante, sur la crasse environnante… Il contrebalance ces images « sales » par les plan bucoliques sur le Soleil et la Lune, symbolisant l’ambiance étouffante et l’influence des planètes sur le comportement. Pour mieux créer son ambiance, la bande sonore va littéralement polluer les oreilles du spectateur par une cacophonie assourdissante de sons plus étranges et dissonant les uns que les autres.
Bref, le film dégage les odeurs les plus acres.

Le propos du film ? La encore, il faut remettre le film dans son contexte. A l’époque, le Vietnam est reçu comme une condamnation à mort de la jeunesse américaine. (le gouvernement envoyant les jeunes se faire tuer).. Hooper, qui militait pour la paix, met donc un scène une jeunesse insouciante (au look un peu hyppie) qui n’a d’autres rôle que de servir de bétail à trucider. Par conséquent, ils n’ont aucune profondeur psychologique. Il ne sont destiné qu’ à être tué. Du côté des méchant, Hooper met en scène une famille de barbares largement inspiré de Ed Ginn (un tueur qui faisait des vêtement avec la peau de ses victimes et qui se servait d’ossements humains pour son mobilier !) et de la famille Manson. Dans le film, cette famille est devenue complètement folle après la fermeture de l’abattoir où elle travaillait ! Pour mieux souligner la crise sociale de l’époque, Hooper place donc son récit dans le Texas profond, berceau des plus grands malades américains et pays dont sdont sortis beaucoup de président américains.
Hooper n’hésite pas non plus à cracher sur les vertus familiales, notamment dans la séquence finale du dîner où l’on trouve un grand père mortifié et un fils travestis. Une famille de pauvres qui se revêt des peaux de la bonnes société et qui utilise des cadavres pour décorer son intérieur ! Dans le genre critique radicale du mode de vie US, on a rarement fait mieux !


Texas Chainsaw est donc un film tout en senteur féticde (et fétichiste). Le regarder, c'est un peu comme mettre les mains dans la merde, comme si on voyait les dessous de l'amérique (c'est d'ailleurs le début du film : des cadavres sortis de leur tombes). Un classique pas plaisant à regarder mais indispensable.

NOTE : 8/10
ajouter votre critique