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| De booya | Note : 7/10 |
Les premières scènes...
Les premières scènes laissent présager le pire. On se croirait dans une publicité pour FedEx. Ensuite, le discours qui suit sur cet américain ultra-dynamique qui enseigne à ses pauvres russes le vrai sens du commerce, m’a franchement agacé. Mais la scène du crash d’avion, très impressionnante et très bien réalisée rattrape le début laborieux et commence à éveiller nos sens. Toute la partie sur l’île est superbe. La bataille qu’il engage pour survivre, le retour aux instincts primaires essentielles, son humanité qu’il préserve en se fabriquant un alter ego (en l’occurrence un ballon de volley), toutes les techniques qu’il élabore etc. C’est d’ailleurs sur ce point que je ne suis pas d’accord avec l’analyse de Renaud Moran lorsqu’il dit : «l’homme ne peut subsister sans technique et sans outil ». L’homme ne peut subsister sans la compagnie des autres hommes surtout. C’est par l’autre qu’il se construit et se fabrique une personnalité. Le recours à « Wilson » est une nécessité, pour sa santé mentale, et pour pouvoir rester un homme. C’est dans ce sens que le film cadre parfaitement avec une l’approche anthropologique. Contrairement à l’idée de Rousseau, que le retour à l’état de nature serait la panacée, le film montre bien qu’un homme sauvage seul et sans aucun contact avec le genre humain devient malade. Son cas s’apparente très vite à une pathologie grave qui relève de la psychiatrie. Son retour à la civilisation est en ce sens révélateur. Il ne sera plus jamais le même, transformé à jamais. Tom Hanks est parfait.
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