L'aboutissement de presque 30 ans de passion
Salut à tous !
Tant de choses ont déjà été dites sur "Star Wars". Mais tout ce que je sais, c'est que j'ai vu cet épisode 3 deux fois au ciné, et que je l'ai sincèrement beaucoup aimé les deux fois.
Mais à l'issue de ces deux visions, je n'ai toujours pas réussi à savoir si j'avais vraiment apprécié le film, ou si la nostalgie, et le plaisir un peu puéril de voir se clôturer la saga qui a donné naissance à ma passion du ciné l'avait emporté.
Car évidemment, devant la médiocrité indigne d'un épisode I (mou, maladroit, mal joué et mal filmé et sans véritable scénar digne de la saga, ça fait beaucoup quand même) et un épisode II encore très inégal et hésitant (des scèquences entières n'existant que pour les FX, véritable clin d'oeil appuyé aux jeux vidéos, des personnages sans épaisseur, mais une réalisation bien plus enthousiasmante) , l'épisode III ferait presqu'office de chef d'oeuvre.
Pourtant il subsiste comme beaucoup l'ont déjà souligné deux films en un seul : une première partie maladroite (je rejoins Kevin Prin au sujet de la bataille d'ouverture sous-exploitée dont le point de vue est quasi anecdotique) , avec des personnages indignes de "Star Wars" (encore une fois Prin a raison au sujet de Palapatine par exemple) ou des droïdes dont les dialogues soit-disant humoristiques frôlent le ridicule absolu.
Et une deuxième partie plus tragique, voir très sombre et très violente - enfin ! - même si les motivations d'Anakin sont quand même très artificielles et succintement justifiées. Et même s'il est évident que les brèves scènes faisant la liaison avec la première trilogie sont plutôt anecdotiques, difficile de nier qu'elles sont jouissives. Sauf peut-être malheureusement la plus attendue : le "réveil" de Vador, à peine digne d'une parodie de la Hammer...
Bref, le film m'a plu. Yoda, Windu et Obi-Wan acquièrent un peu d'épaisseur (qui ne feront guère oublier le Yoda de la première trilogie, et encore moins Alec Guinness), les FX sont souvent fabuleux, et l'ensemble acquièrt une dimension tragique tant attendue.
Quant aux histoires de coffrets, comme cela a été dit, Lucas n'a pas l'habitude de les soigner au niveau du packaging - c'est un euphémisme - alors pourquoi retarder l'acquisition d'un film que j'attends depuis plus de 20 ans ? D'autant qu'il vaut mieux se les procurer maintenant avant que Lucas ne décide de les modifier deux ou trois fois... |
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