starwars, la lutte finale
Fallait bien trouver un titre :-)
J'ai été un fan de star wars enfant et ado, à l’époque je ne passais pas un mois sans voir le "nouvel espoir" (nouveau titre de l'ép.4 donc) ou le retour du jedi, puis, en vieillissant, je me suis qqe peu détaché, je suis devenu un peu snob avec cette machine à sous, trop célèbre et trop adulée pour être honnête. Sans parler de la vision très commerciale du cinéma de Lucas.
Et puis, les siths prirent leur revanche et on comprit enfin que star wars était une hexalogie, et non pas 2 trilogies. Et la (semi) surprise est que cette hexalogie est d'une cohérence inattaquable. La philosophie qui y est développée peut être attaquée pour son contenu, pas pour la façon dont elle est abordée. Le plus surprenant est peut-être que Lucas nous démontre ici qu’il a une démarche d’artiste. Aux esprits fâcheux, je concèderai que certes, les 3 derniers épisodes tournés semblent un peu moins bons qualitativement, plus romanesques, plus épiques, mais bcp moins drôles, un peu moins adultes aussi, même si luke, le personnage principal des 3 premiers épisodes, n'est pas très agé durant ceux-ci. Mais en même temps, les épisodes 4, 5, 6, paraissent obsolètes au niveau des effets spéciaux, chacun sait qu'en matière de science-fiction, un film vieillit très vite visuellement (c'est donc une prouesse que ces 3 films soient encore visibles aujourd'hui). A l’inverse, cette image moins léchée peut aussi paraitre moins aseptisée.
Mais les nouveaux épisodes ne sont réellement aseptisés qu'au début, la menace fantome faisait craindre le pire pour la suite ; pourtant à revoir le film en connaissant les 2 épisodes suivants, on se rend compte que ce n'est pas aussi mauvais que dans notre souvenir. Certes, l'impression que le film est déstiné aux enfants de 8 ans pouvant s'identifier avec le héros et rigoler aux pitreries d’un personnage insupportable comme Jar-Jar est assez désagréable, certains ressorts sont assez consternants, comme la fin où anakin fait tout un tas de conneries qui comme il est guidé par la force, finissent par être des actes d'héroïsme. Jésus 2, le retour.
L'attaque des clones amorce le virage vers le troisième épisode de cette seconde trilogie. Et, de même que pour la menace fantome, c'est un film qui s'enrichit si on le revoit après avoir vu le dernier épisode. Tout se met en place pour le moment où la grande histoire mythologique de star wars va prendre corps. Et c’est là qu’intervient le film passionnant. Le plus passionnant de tout star wars selon moi, le plus noir aussi, et c’est bien ainsi, on ne peut espérer atteindre un minimum de profondeur sans aller voir du côté de la noirceur.
Et c’est avec cette épisode final que l’on s’aperçoit que Lucas livre vraiment dans cette hexalogie quelque chose de sa vision de la vie et du monde, tout ce qui est abordé (mythes religieux, passion amoureuse, coulisses politiques, passage de l’adolescence à l’age adulte, lutte entre le bien et le mal, sagesse… etc) étant trop large et varié pour être exposé ici, autour d’un vrai personnage complexe dont il est intéressant de remarquer la transformation physique comme métonymie de ses tourments intérieurs, j’ai nommé anakin skywalker.
C’est cela qui est le plus important, ce personnage, qui franchit la ligne vers le côté obscur pour en ressortir au moment de mourir, est riche et beau. Et c’est ce dernier film qui permet de saisir tous les aspects de l’œuvre dans son ensemble, avec son imaginaire foisonnant et sa richesse surprenante pour peu que l’on soit capable d’accepter que ce film établisse définitivement Anakin Skywalker comme le centre de Star wars, comme le montre la première séquence du film où au lieu de nous plonger dans la bataille, Lucas nous fait suivre le parcours de son héros au détriment de la bataille.
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