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hé bé...

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MiK3MaD
Superbe Road Movie

axleu
Cooooooooooool!

Le Doryphore
3000 miles from a master piece

Cyberderf
Parlons du film !

viny
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Ozecour
Moi aussi je t'aime et pour conclure ...

Outland
Toujours hors sujet !

Ozecour
Faché tout rouge ...

outland
pour Ozecour

jp
bon road movie

Herbert
Super film

Ozecour
Constructif et cinéphile ...

outland
mauvaise critique

 
De Le Doryphore
Note : 4/10
3000 miles from a master piece

Destination: Graceland - (3000 Miles to Graceland)
de Demian Lichtenstein



Dans l'imaginaire collectif l'été est une saison agréable où il fait beau, où les gens s'amusent et oublient les soucis accumulés dans l'année.

Mais dans la réalité, c'est surtout la saison où le citadin qui n'est pas parti au soleil, s'emmerde seul à la terrasse des bars en maudissant tous ses potes d'avoir désertés la ville. Pour tromper son ennui, les cinémas de son quartier sortent un nombre incalculable de films dont il n'a jamais entendu parlé et qui retourneront chez leurs éditeurs aussi vite qu'ils en sont sortis. Archétype du nanar d'été avec ex-stars et scénario bien débile, Destination Graceland avait tout pour devenir une bonne petite série B bien kitch et bien culte. Mais au final, c'est juste long et chiant.


Pourtant tout était réunit pour que ce soit classe : Kurt Russell arrive près de Las Vegas pour rejoindre le gang de Kevin Costner. Ils projettent de braquer un casino durant la semaine annuelle des amis d'Elvis. Evidemment Kurt, Kevin et tous leurs potes ont sur eux leurs plus belles panoplies du King. C'est pas génial ça comme idée, c'est pas le summum du kitch, un truc qui pourrait enterrer tranquille Harley Davidson & the Marlboro Man (avec Mickey Rourke et Don Johnson, déjà un classique), assurément oui. Hélas le braquage des Elvis au milieu d'une foule de Elvis est expédié pronto et le film plonge ensuite dans une pauvre histoire de course poursuite entre Costner, le méchant Elvis, et Russell, le gentil Elvis. On apprendra au passage que Kurt et Kevin sont les deux rejetons illégitimes du King.
C'est interminable. Bourrer d'effets à deux balles, Demian Lichtenstein (le réalisateur) prouvant toutes les dix minutes qu'il a bien vu Tueurs-nés et U-Turn d'Oliver Stone. Et par-dessus tout, c'est monté en dépit du bon sens avec plein de scènes qui n'ont aucun intérêt, exemple type : Costner arrive dans une station service tenue par un gros porc qui se tape une gamine d'une quinzaine d'années (la sienne ?), Costner fait le plein s'embrouille avec le mec, le bute, embarque la gamine et fait exploser la station service avant de partir. Un peu après, alors qu'il se fait sucer par la gamine au volant, Costner se fait doubler par de bikers. Il discute avec le chef. Comme la destination des motards plait à l'adolescente celle-ci décide de les accompagner. Elle s'éloigne alors vers le soleil couchant accrochée au dos du chef des bikers. On ne les reverra plus. Le réalisateur a donc perdu quinze minutes de son film et fait exploser une station service pour introduire dans l'histoire un personnage de Lolita qu'il va abandonner cinq minutes plus tard. Une grande leçon de n'importe quoi.


Professeur Yamani pour http://ledoryphore.free.fr


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