Voici donc un Flop 20 qui n'en n'est pas vraiment un. D'abord, comme beaucoup d'autres gens je considère qu'un flop est totalement anti-cinéphilique. Le cinéma, c'est une passion, c'est avoir des goûts, les assumer et les défendre. Faire la liste des 20 « pires » films que l'on n'a vu est donc totalement contraire à l'idée même du cinéma, et puis aussi si c'est nul, on les aura oublié super rapidement, eh ouais...
Bon passons aux choses sérieuses. Ce Flop 20 est avant tout (en partie) un ensemble de films dont j'attendais beaucoup voire énormément, et qui finalement m'ont énormément déçus. Bien entendu je ne donne que MON avis, et accepte sans problèmes que d'autres les aiment, voire les vénèrent pour quelques un. J'avoue avoir céder à la facilité (grosse prod' ricaine et comédies françaises à gros budget) malgré le fait que j'ai tenté de faire dans la diversité. Autre chose, nombre de ces films sont des films récents et/ou hyper connus, car c'est ceux-là que je retiens. Il s'agit pour la plupart de films ayant trouvé leur public avec succès, et comme je l'ai déjà dis (ah je me répète, je deviens gâteux) il ne s'agit que de mon avis. Dernier point et on passe aux critiques : j'ai évité de mettre des nanards, car après tout 1) un nanard est par définition sympathique à regarder et 2) je trouve ça inutile de mettre une liste de 20 films atteignant le summum de la nullité. Voilà, bonne lecture ;) P.S. l'ordre n'a que peu d'importance, excepté pour la tête de liste.
20. Starship troopers 2 : hero of the federation de Phil Tippet (2004) - USA
Ah ben oui, je finis mon prologue en disant que j'ai évité de mettre des nanards et qu'est-ce que je fais ? Je commence avec un nanard ! Bon, en fait, je le met parce-que je n'en n'ai pas pu m'en empêcher, et prenez sa présence dans mon Flop20 comme quelque chose de positif pour ce film. Je dois dire que j'étais assez curieux de voir la suite du chef d'oeuvre de Paul Verhoeven, et étrangement j'ai plutôt bien aimé. Certes toute la partie anti-militariste a globalement disparue au profit de courages, sacrifices et autre joyeuseté du genre, il n'empêche que le héros du film est un anti-héros, et que globalement, malgré toutes les réticences que j'avais, je suis plutôt bien entré dans l'histoire, même s'il a fallut 45 minutes (soit plus de la moitié de la durée du film) pour ce faire. Oui ST 2 ça n'est pas terrible niveau scénario. Oui la réalisation, la photo et les trucages transpirent le petit budget et la série B, mais ça reste acceptable. Les trucages parlons-en, certes c'est pas très beau et plutôt mal foutu la plupart du temps, MAIS ça reste acceptable. Le trucage de la tour par exemple, est relativement correct, de sorte à ce qu'on ne sache jamais vraiment si c'est du décor, de la maquette ou de la synthèse pure. L'histoire est relativement sympathique dans son ensemble, on se surprend même à vouloir que les héros s'en sortent, même si le sacrifice final est prévisible deux heures à l'avance (enfin 1h26 ou presque). Dernier point positif : les combats finaux sont hilarant, mal cadrés et énormes de conneries, bref on rigole bien devant. Pour résumer : c'est moche, mal cadré, la photo est immonde (on se croirait devant un film amateur, bien foutu le film amateur quand même), les acteurs jouent comme leurs pieds, mais ça fonctionne pas trop mal, on aime ça, on accroche, et on rigole un bon coup. Bref, Starship Troopers 2 est loin d'être mauvais. Il suit ainsi le chemin inverse de Pitch Black/Riddick, il commence par un blockbuster énorme, et finit par un petit film plus intimiste, sorte de huis-clos fort intéressant. Alors vous allez me dire que ouiiii euuuuuh ça n'a rien à faire là euuuuuh, qu'il apparaît que j'aime ce film euuuuh eh bien oui. Vous me direz que sa présence dans ce Flop20 est étrange, mais si je l'ai mis, c'est surtout et avant tout pour dire que j'aime ce film, et que les films dans un Flop 20, on doit aussi les aimer (un peu).
19. Matrix Reloaded & Matrix Revolution des Wachowski brother (2002) - USA
Vous allez me dire que c'est facile de cracher sur ces deux film quand tout le monde fait pareil, et ben vous n'aurez pas tord, sachez juste que le fait de mettre ces deux films dans mon Flop 20, ça vient tout droit du coeur. Deux films que j'avais pourtant aimé à leur sortie, tenant leur promesse de scènes d'actions spectaculaires (après tout, c'est pour ça que j'étais allez les voir et pour rien d'autre). Mais après...argh ! Je dois avouer que j'étais comment dire...déçu. Lorsque je les ai revu par la suite, la vérité m'est apparue : c'est nul ! En fait, ça n'est pas que c'est nul, c'est que c'est froid. Neo par exemple, est pour moi un personnage totalement plat (et c'est pas son histoire d'amour avec Trinity qui va changer la donne), à des lieues du Thomas Anderson du premier. Il agit comme une machine (voir le petit mouvement qu'il fait pour ouvrir le « colis » apporté par Smith au début du film), et ne nous fait ressentir rien d'autre qu'un regret d'avoir demandé ce film pour son anniversaire (ah quel idiot !). Mais il n'y a pas que ça, car la réalisation elle aussi est froide, glaciale même. Ça n'est qu'un (gros) détail mais tous les mouvements de caméra sont « nets », en théorie c'est un plus pour un film, mais là ça devient légèrement gonflant, car on a juste l'impression de regarder un jeu vidéo (encore que même eux font des efforts pour donner de la vie à leur caméra !). Parlons des effets spéciaux. Dire qu'ils sont nuls serait de la mauvaise foie. Non ils sont globalement réussies (l'explosion de la centrale nucléaire, bien que puant le numérique, est esthétiquement très jolie), mais il y a autre chose, un petit truc qui fait que finalement non, on n'y croie pas. Le Neo tout de CGI vêtue par exemple, devient pathétique. Que ce soit les plans rapprochés quand il vole (les Wachowski seraient-ils masos d'appuyer un trucage aussi gros ?), ou toutes les fois où il est numérique dans le combat contre les 100 Smith (reconnaissons tout de même un très jolie travail sur la présence des Smith, on a vraiment l'impression qu'ils sont là alors que non). Ainsi si les chorégraphies sont bourrées de bonnes idées (le coup du bâton planté dans le sol pour faire tournoyer Neo, jolie, j'avoue) mais handicapés par des effets spéciaux trop voyants, ou même des mouvements trop faux (et ça vaut même quand c'est un Neo live qui les exécute, je pense notamment à une énorme rotation qu'il fait sur lui-même en se tenant les genoux durant le combat contre les 100 Smith). Bon ok je radote, j'avoue. Mais j'ai encore du mal à comprendre comment avec un budget aussi conséquent (plus de 300M$ pour les deux films quand même !) les WB (tiens Washowski Brother c'est les mêmes initiales que Warner Bros, j'avais jamais remarqué, hum pardon) ont pu nous offrir des FX pareils. Mais passons à autre chose voulez-vous. Je ne parlerais pas de la « mythique » scène d'orgie, son ridicule parle d'elle-même. Bon, soyons franc, pour le côté philosophique de la chose, je n'ai strictement rien capté (le dialogue de l'architecte est totalement décousue, chiant et long) au message ou à la compréhension globale, mais je dois dire que m'en tenir à l'explication du premier (les hommes et les machines se battent, les machines utilisent les hommes comme source d'énergie, bla bla bla) m'a largement suffit, et que les explication métaphysiques des 2 & 3 me passent totalement au dessus de la tête. Bon, j'ai été méchant pour ces films qui n'en méritent pas tant. C'est vrai que d'un certains point de vue ils sont bien, divertissant (une ou deux fois en tout cas), nous faisant croire que l'on est en train de regarder quelque chose d'intelligent. Le 3 est d'ailleurs pas si mal (se transformant en une sorte de gros nanard bien rigolo et au demeurant plaisant à regarder (quoi que l'exagération extrême du combat final (avec travelling au ralentit sur un poing en CGI qui avance en écrasant les gouttes) devient légèrement bourrative (comme après un repas de Noël quoi)).
Enfin bref, en soi c'est divertissant (dans une certaine mesure et à (très) faible dose), mais l'énorme succès de la trilogie (c'est tonton Joel qui a dû être content) et la prétention extrême du sujet (sans fournir un film à la mesure de cette prétention) m'ont achevés, ces deux films trouvent donc sans problème une place dans mon flop 20.
18. Prélogie Star Wars (épisodes I, II & III) de George Lucas (1999, 2002 & 2005) - USA
Là encore, je crache sur la suite (enfin préquelle mais réalisé après les films « chocs » qui ont fait son succès) de films que j'aime, sans trop me mouiller (bien que les fans de star wars (y compris les I, II & III) ne sont pas vraiment rares, et que je les respecte totalement). Là encore, à leur vision je les avais plutôt bien aimé (j'étais jeune, sauf pour le dernier (bien qu'étant toujours jeune)) et qu'après moult réflexions, re-visionnage et autre, j'en étais arrivé à la conclusion suivante : c'est nul. Nul oui, mais un nul nuancé. Commençons par le début, l'épisode I donc. En le voyant (6 ans déjà !, mince j'étais en primaire...), j'avais adoré. Jar-Jar me faisait bien rire, les couleurs pétaient, y avait de l'action et tout et tout. Positif donc. Mais à peine la VHS sortie que j'empruntais à une amie, la déception se pointait au rendez-vous. Consciemment, c'était Star Wars, donc forcément génialissime, extraordinaire (oui, un esprit critique, ça se forge) tout ça tout ça. Mais inconsciemment, je m'emmerdais à mourir. Déjà alors les FX commençaient à me gaver, Anakin commençait à me sortir par les trous de nez (qui sont depuis très grand), et tout ça me semblait...comment dire...froid ? Ah ben oui, froid, sans âme. Un peu comme matrix 2 & 3 en fait. Revenons à SW (tiens en mettant un « a » entre ces deux lettres on obtient le mot « saw », renversant n'est-ce pas ?). Enfin continuons plutôt, et passons au deuxième épisode (histoire de cacher que je n'ai pas grand-chose à dire sur l'épisode 1). Evolution de ma part (je l'ai vu quand j'étais en...5ème ou 4ème, au collège donc) et évolution du film. Enfin...en théorie. Là encore, je vois le film, et consciemment j'aime beaucoup (star wars, blabla, à la mode, bla bla), mais à la différence de l'épisode 1, l'ennui me guette dés la vision du film (c'est quand même par celui qui a presque inventé le mot « entertainment » !), et les effets spéciaux me gonflent complètement. L'histoire d'amour m'ennuie au possible, mais j'aime parce-que...c'est star wars. Puis plus tard, avant la sortie de l'épisode 3, j'y repense, et je me dis que finalement...c'est nul. Gonflant, pas réaliste pour un sou (vous me direz dans ce genre de film ça n'est pas primordial), mal joué (au coin Christensen !) etc... Puis arrive le 3, que là je vois quand je suis en 2nd (au lycée donc). Comme beaucoup je l'ai vu à la dite « première séance » à minuit et quelques (en fait le film a commencé vers 2h (après une heure de pub, l'impatience commençait à exploser)). Et là : j'adore. C'est vrai, j'avoue être tombé sous son charme. Mais en fait, c'était simplement de la nostalgie. Entre temps, j'avais revue la trilogie « originelle ». Voir Yoda grimper sur Chewbacca est l'un de ces moments fort qui font votre coeur battre à 100 à l'heure...la première fois. La seconde (car en tout fan qui se respecte je l'ai vu plusieurs fois au ciné) c'est chiant, long et mou. Christensen est toujours autant à blairer, Portman s'en sort pas trop mal, McGregor impecc' comme d'habitude, et les autres ben...rien à dire. Les effets spéciaux, parlons-en : c'est pas si beau que ça. Les doubles numériques des acteurs sont moches et beaucoup trop visibles, les explosions sont moches et globalement...c'est moche (bien sûr c'est personnel comme avis). Ah oui aussi, dernière chose : le combat final tant annoncé se révèle comme un pétard mouillé, mal filmé (des gros plans ou les sabres traversent l'écran avec en fond le visage d'un des héros), chiant, irréaliste au possible et tuti quanti. Je ne parle même pas de l'intégration des acteurs dans les décors numériques (on n'y crois pas une seconde). Reconnaissons-lui tout de même quelques moments forts (notamment quand Vador bute tout le monde), quelques moments franchement hilarants (Anakin criant au désespoir puis deux secondes plus tard à genou devant son « maître ») et des dialogues à toutes épreuves (Kenobi : « que proposes-tu jeune apprenti ? » Anakin : « je dis patience »). Voilà une trilogie qui m'a procuré moults sensations fortes tout de même, mais qui s'est étouffée par elle-même, Lucas aurait mieux fait de donner les rênes à d'autre, se contentant de l'aspect purement technique, l'art, c'est pas son truc à tonton Georges.






















