TOP 20 DES LECTEURS : SPECIAL HORREUR
21. LE CAVALIER DU DIABLE (1995) de Ernest R. Dickerson & Gilbert Adler
Première adaptation de la série télévisée Les Contes de la Crypte au cinéma, ce film a la particularité de ne présenter qu'une seule et unique histoire. Nous retrouvons des habitués du show télévisuel : Gilbert Adler à la réalisation (pour le préambule et l'épilogue du "Crypt Keeper"), Robert Zemeckis, Walter Hill, Joel Silver, David Giler et Richard Donner à la production, Danny Elfman (pour le thème principal) à la musique. Nous comptons aussi William Sadler, Billy Zane, Charles Fleischer et bien entendu John Kassir dans le casting. Le résultat est un petit film enlevé, au rythme trépidant, avec ce qu'il faut d'horreur et d'humour. Les scènes gore sont peu nombreuses mais valent le détour. Le scénario se suit sans déplaisir, voire avec jubilation. On passe donc un bon moment avec cet épisode de luxe.
20. DELLA'MORTE DELLAMORE (1996) de Michele Soavi
Un savant mélange de poésie, de surréalisme et d'horreur pure (cf. chaque apparition d'un mort-vivant, ponctuée d'un effet gore dont le summum à la fois pathétique et monstrueux est atteint avec la scène des petits scouts zombies). De par sa plastique irréprochable, Anna Falchi y est (forcément) inoubliable, Rupert Everett compose un personnage à la fois séduisant et repoussant et François Hadji-Lazaro est carrément attendrissant.
19. BAD TASTE (1987) de Peter Jackson
Comme pour le TOXIC AVENGER (1984) de Lloyd Kaufman, l'amateurisme et l'humour communicatif emportent l'adhésion. Le mauvais goût y est roi et c'est tant mieux. A la manière d'EVIL DEAD, le film est réalisé et produit artisanalement par Jackson et ses potes. Ils travaillent la semaine, tournent le week-end, de sorte que le tournage s'étend sur pas moins de quatre longues années ! Quatre longues années à rafler tous les pots de sirop d'érable de leur ville et des alentours, à cuire des têtes d'extra-terrestres dans le four familial, à faire exploser une voiture à coups de bidons d'essence, à réveiller le voisinage avec pétards et détonations... Quand on sait que c'est le même Peter Jackson qui réalisera plusieurs années après la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX (2001, 2002, 2003), on se dit que tout ce foutoir en valait bien la peine !
18 STREET TRASH (1987) de Jim Muro
Outrancier, vulgaire, crade et sans limites (ou presque), STREET TRASH est avant tout un film social - avec quand même des éléments de policier style 80s - où le réalisateur s'attache à décrire le quotidien de laissés-pour-compte pas très nets, ni très propres. Jim Muro opte ainsi pour un traitement quasi-documentaire de son film, comme en témoigne la photo granuleuse et les cadrages parfois approximatifs. L'aspect documentaire est en outre renforcé par l'utilisation d'une Steady Cam, donnant un visuel "caméra à l'épaule". Le film se veut ainsi une critique sociale de l'Amérique reaganienne, des horreurs du Vietnam et du choc que cette guerre a laissé sur les soldats incapables de ce fait d'être réintégrés dans une société qui ne veut plus d'eux. Et le gore dans tout ça ? Pour tout vous dire, les scènes gore sont vraiment gerbantes et elles restent longtemps en mémoire, et ce, grâce à la magie des SFX, encore crédibles aujourd'hui. C'était la bonne époque du système D BAD TASTE, EVIL DEAD, RE-ANIMATOR et consorts. Pourtant, le film n'est pas parfait, loin de là. Le scénario brille ainsi par son absence, le film n'est qu'une accumulation de scènes - parfois l'ennui point - qui vont toujours plus loin dans le sordide tout en frôlant sans arrêt les limites du mauvais goûts. Cependant, Jim Muro et son scénariste-producteur Roy Frumkes n'ont pas oublié d'injecter de l'humour dans leur histoire pour faire passer la pilule. Au final, malgré son scénario fouillis et limité, on passe un très bon moment avec ce film, notamment grâce à son culot inouï et son gore réjouissant. Pour amateurs avertis.






















