LE TOP 20 DES LECTEURS : Dudu
J'ai voulu faire ce TOP 20 parce que souvent, entre amis, on discute de cinéma en général et de films en particulier, mais sans vraiment se demander : est-ce que j'aime plus Citizen Kane que Shining ? Est-ce que je préfère les premiers films de Eastwood ou les derniers de Quentin Tarantino ? On aime tout, on adore tout, mais on ne classe jamais vraiment les films. Je trouvais intéressant de le faire et j'ai trouvais le résultat plutôt déroutant. J'ai pris ma liste de DVD, et j'ai éliminé tous les films qui sont là pour "meubler" les longues soirées d'hiver : il restait une grosse centaine de films que je jugeait "importants" (ou plus importants que les autres). J'ai ensuite éliminé les doublons (j'avais gardé tous les films de Kubrick par exemple) : il restait une soixantaine de films. C'est là que c'est devenu difficile : quel film éliminer ? Quand je dis plus haut que le résultat est déroutant, c'est simplement que j'ai été plutôt surpris de voir à la fin, qu'il n'y a, dans ma liste, aucun film de Tarantino, aucun film des Frères Cohen, aucun Tim Burton, aucun Soderberg, aucun Michael Mann, aucun Fincher. Pourtant ce sont tous des gens que j'adore...mais il y a des choses qui ne se commandent pas, au-delà des techniques, des scénarios : les émotions que procurent certains films, la lumière qui se dégagent de certaines scènes, bref le génie qui surpassera toujours le talent, même énorme.
20 - LE FABULEUX DESTIN D'AMELIE POULAIN - Jean-Pierre Jeunet (2001)
C'est le deuxième film français de ma liste. Un film que j'ai vu deux fois au cinéma, et d'innombrables fois en DVD. C'était pour moi la première fois que je voyais un film français qui me touchait autant. Qui jouait aussi bien avec les choses simples qui font la vie de tous les jours. C'est là où Jeunet est une sorte de génie, il parvient à parler de la vie de tout le monde en même temps, de personne en particulier, le tout emballé dans un Paris de carte postale. L'irréalité absolue (Paris et les parisiens heureux dans un décor de cinéma, pas de violence, pas de pollution, rien de la vraie vie) nous amène à réfléchir à ce qu'est vraiment la vie : une succession de petites choses simples, mais belles qui font, que malgré tout, on parvient à oublier le reste. J'aime ce film pour sa simplicité, sa naïveté presque...
19 - KING KONG - Merian C. Cooper & Ernest B. Shoedsack (1933)
King Kong, c'est mon premier choc de cinéma fantastique : un soir tard sur antenne 2, le cinéma de minuit ou un truc comme ça. Encore aujourd'hui, il y a tout ce que j'aime du cinéma d'aventure dans ce film : une héroïne faible (et quasi insipide) un héros sauveur, un méchant, un monstre (très méchant, mais quelque fois aussi plus humain que certains personnages). Le cocktail parfait ! C'est aussi techniquement un pur chef d'oeuvre à une époque où tout était à inventer.
18 - THE GODFATHER : PART (Le Parrain II) - Francis Ford Coppola (1974)
J'aurais pu dire, plus largement, la saga du Parrain, mais le deuxième de la série est le plus dément. Certains adulent Scarface (attention, un excellent film !!) mais il y avait déjà tout dans le Parrain II : violence, brutalité, rivalité, trahison, famille, mafia... Marlon Brando était énorme, mais qu'en est-il de Pacino : il est exceptionnel, au sommet de son art. A l'origine, le rôle de Michael Corleone était pour De Niro (qui joue Vito jeune) mais Pacino domine le rôle. La construction est complexe, les deux époques se chevauchent et se mélangent allègrement. Pacino n'obtiendra pas un oscar mérité, mais le film est le premier (je crois) "2ème épisode" à recevoir l'oscar du meilleur film.






















