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TOP 20 DES LECTEURS : cyberspace7119

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Qu'est-ce que le cinéma ? Quelque chose d'étrange, qui vous évade quelques heures durant, qui vous transporte ailleurs... Question plus difficile : qu'est-ce qui caractérise un bon film ? Une histoire ? Une esthétique ? Une originalité ? Cette question me taraude depuis que je m'intéresse au cinéma. Mais mon approche est radicalement différente de celles des critiques qui, aujourd'hui, ne jurent que par le fond d'un film, et non par la forme. Le cinéma, c'est avant tout un art. Et je ne peux m'empêcher de me demander : pourquoi un film sans histoire, voire sans fil narratif, est-il considéré comme raté ? Qu'est-ce que le cinéma, sinon des images et du son, avant tout ? Soyez prévenus, mon Top 20 contient certains films peu connus, d'autres laminés par la critique, mais qui me semblent importants de par leur capacité à créer des sensations uniques par l'image et le son. Je suis persuadé qu'on peut se souvenir longtemps d'un plan particulier, sans forcément pouvoir l'expliquer, ou garder en mémoire une musique qu'on aura trouvé émouvante (ou autre), et qui donne envie de voir un film jusqu'au bout, qui laisse un film ancré dans la mémoire. Le cinéma est donc avant tout pour moi un outil destiné à créer des sensations diverses, voici donc quelques films qui, je le pense sincèrement, remplissent cette fonction :



20 - PTU (Johnnie To)
Johnnie To n'a rien à voir avec Tsui Hark, John Woo et autres cinéastes de Hong-Kong. Si l'on étudie son cinéma, on remarquera qu'il est plus focalisé sur l'attente qui précède l'action que sur l'action elle-même. Ses films sont, pour la plupart (car il ne fait pas que des polars d'action), atmosphériques et sensoriels. Pour moi, PTU est le sommet de sa carrière. Une ville plongée dans le noir, des lumières qui mettent en valeur quelques éléments du décor, des silhouettes furtives et presque indéfinissables (flics ou gangsters), des personnages qui doutent... Tout ceci dans une mise en scène très moderne, alternant caméra à l'épaule et plans larges, avec un Scope magnifique. La musique, parfois mélancolique, sert le propos central : flics et gangsters sont unis par la nuit. Dans cette nuit crépusculaire, l'action n'intervient qu'au final. Ce qui importe, c'est cette impression de danger présente à chaque coin de rue. Ce suspense qui donne à penser, par la seule force du son et de l'image, que le danger rode, n'attendant qu'un signal pour que le chaos explose.

19 - Irréversible (Gaspar Noé)
Là encore, un film où le fond n'a rien de nouveau : on y voit encore une certaine autopsie de la nature humaine, où l'homme, mû par son désir de vengeance, perd tout notion du bien et du mal, laisse éclater ses pulsions les plus refoulés, et déclenche le chaos par sa seule volonté. Ce qui me semble fort dans Irréversible, c'est son aspect expérimental. Gaspar Noé n'en est pas à sa première tentative dans le genre : Carne et Seul contre tous avaient déjà mis les points sur les « i » (énorme travail sur le son, crudité des images, cartons significatifs, images stroboscopiques...). Mais cette fois, Noé pousse son style au maximum. Déjà, au début, le générique à l'envers, les effets de stroboscopie et le vertige généré par une caméra portée donnent un indice clair : la chronologie n'a plus aucune fonction, les repères temporels sont brouillés. Mais attention, nous ne sommes pas dans 21 grammes, où passé, présent et futur étaient complètement mélangés. Cette fois, chaque retour en arrière dans le temps pousse la violence de la scène précédente à son paroxysme, ce qui donne au spectateur la sensation d'être perdu, égaré, remué. Et lorsque le chaos se calme (après la terrifiante scène de viol), rien ne change : le vertige perdure (la scène de la fête est assourdissante par sa musique, et visuellement difficile). Seul l'amour (jolie scène de lit) surgira comme un bref moment de répit. Puis, la caméra reprend ses loopings, le temps d'un final terrible, émouvant, qui nous assène le coup final : une lumière stroboscopique aveuglante et déstabilisante. En cela, Irréversible est une expérience extrême aux sensations non moins extrêmes.



18 - Toute la beauté du monde (Marc Esposito)
Naïf, lourd, décoratif, niais, trop optimiste... J'aurais décidément tout entendu sur ce deuxième film de Marc Esposito. Ce film est un peu à part dans mon Top 20, puisque je ne cherche qu'une chose en le voyant : être ému par les images et la musique. Le principe du réalisateur était de « faire rêver les gens avec du réel ». Et si l'on excepte l'optimisme béat et assez naïf de l'histoire (auquel je n'ai même pas fait attention, d'ailleurs !), on ne peut qu'être d'accord. Les décors paradisiaques sont si beaux, la musique si émouvante et si belle... Je pense que seul le cinéma peut donner l'illusion du paradis sur Terre, et ce film m'en a vraiment donné l'impression.

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cyberspace7119 THE BRAVE !    26 déc
mortician ne compare pas tarantino a miike    18 déc
cyberspace7119 ***BILAN***    17 déc
Dao c sur que    15 déc
HellJohn Tchakna    15 déc
satan "des commentaires intelligents et profonds" ?? HA HA HA HA HA je me gausse !!!!!    14 déc
Tchakna excellent top.... un des meuilleurs a mons sens,    14 déc
Dao allez a mon tour    14 déc
christof13 Mes cotes    14 déc
kikik AU SUIVANT !!!    14 déc
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