PARCE QUE CRANK NE TE PREND PAS LA TETE
Le bonheur au cinéma, c'est comme un bon coup d'adrénaline. Dès les premières scènes de Crank avec caméra subjective et agitation nerveuse, on sait très bien dans quelle contrée filmique on se trouve : celle de la machinerie cradingue qui n'en a rien à secouer du bon goût et qui au contraire revendique fièrement sa bêtise. Alors ? Alors, roulons-nous dedans : c'est le divertissement anti-prise de tête le plus fou de l'année. Le protagoniste est un écervelé glabre qui à cause d'un vaccin mortel injecté dans ses veines doit trouver de l'adrénaline pour survivre. Par tous les moyens. Grosso modo, il faut qu'il ait de la vitesse, du stress, de la peur et du sexe. C'est par exemple l'un des rares films de 2007 où vous pourrez voir l'acte le plus con de l'année, signé Jason Statham : mettre sciemment sa main dans un four à gaufres pour reprendre de l'énergie.
PARCE QUE LE FILM EST A L'IMAGE DE SON HEROS
Réciproquement, notre héros est un peu à l'image du film (stoïque et monolithique) : il doit aller à fond la caisse pour balayer toutes les baisses de régime. Ainsi, il ne se passe pas une minute sans qu'il n'y ait un rebondissement, une réplique mordante ou une idée de cinéma inconcevable. Du doc partouzeur vanneur à l'indic homo ébloui par la virilité de Jason et qui automatiquement fantasme de se le faire, les personnages secondaires qui ressemblent à des utilités ne semblent exister que pour tempérer ou augmenter l'excitation du personnage principal au sens propre comme figuré.
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JASON STATHAM SUPER VENERE : CRANK !Déjà qu'en simple "employé" dans Le Transporteur, Jason Statham avait le ... | ||







JASON STATHAM SUPER VENERE : CRANK !























