1. CANDYMAN (Bernard Rose)
Le meilleur film fantastique des années 90. Voir le dossier
On s'en souvient encore: Les personnages qui s'amusent à prononcer Candyman devant un miroir. N'essayez pas de faire la même chose, vous pourriez le regretter.

2. BRAINDEAD (Peter Jackson)
Cloisonné par une maman possessive et castratrice, le jeune Lionel ne peut jouir de sa vie d'homme. Jusqu'à ce qu'un singe-rat morde le bras de sa maman et surtout que Pakita, la Gloria Estefan du Prisunic, ne croise son doux et beau regard. La grand-mère d'icelle l'avait prévenue qu'elle tomberait amoureuse mais également qu'un grand malheur serait susceptible d'arriver très vite. Elle avait raison: un bébé mutant, un curé qui bote le cul des petits voyous, un oncle vicelard. Tous nos amis se retrouvent dans ce délire potache, gore et extrêmement drôle de Peter Jackson qui, à chaque visionnage, provoque la même euphorie durable. Un must, comme on dit.
On s'en souvient encore: Pakita qui se fait gerber dessus par un bébé qui refuse de se faire broyer au mixeur, le massacre à la tondeuse, le dîner avec la présidente de la ligue des femmes, le cureton karatéka, l'infirmière libidineuse...
3. CARNIVAL OF SOULS (Herk Harvey)
Trois femmes ont un accident. Une seule rescapée: une organiste, amnésique, qui est assaillie de visions peu guillerettes et se sent irrésistiblement attirée par un sinistre parc d'attractions singulièrement désaffectée. Peu à peu, elle décide de se faire une raison: elle voit les morts. Le film qui a inspiré tout un pan de cinéma fantastique, de David Lynch à M. Night Shyamalan en passant par Romero. Avec des images oniriques qui restent longtemps gravés dans la tête. Récemment sorti en zone 2 chez Le chat qui fume.
On s'en souvient encore: Le twist final de folie qui manipule même lorsqu'on le connaît.
4. ZOMBIE (George A. Romero)
Bleu, saignant, à point... On a encore du mal à trouver les adjectifs pour qualifier Zombie, un événement dans le parcours du cinéphile tranquille, qui marqua le genre fantastique à tout jamais. Réalisé dix ans après La nuit des morts vivants, ce second volet de la tétralogie horrifique de George Romero met une nouvelle fois en scène des êtres qui tentent de survivre face à une horde de zombies maléfiques. Avec plus de moyens, le cinéaste joue à la fois la carte de la bédé explicite et du film fantastique subtil. Aujourd'hui encore, un classique inépuisable.
On s'en souvient encore: les scènes dans le centre-commercial

5. FORBIDDEN ZONE (Richard Elfman)
Qu'on se le dise : un film dans lequel on peut voir une grenouille géante danser le twist ne peut pas être foncièrement mauvais. D'ailleurs, Tim Burton adore ce Forbidden Zone, conte onirique charmant shooté à Rod Serling qui reprend sommairement la structure de Alice aux pays des merveilles sans en suivre l'illogisme vertigineux et Kafkaïen. Rien d'étonnant à cela : on retrouve toute la culture freak dans ce premier film de Richard Elfman, frère de Danny, réalisé au moment où après de longs vagabondages avec Jérôme Savary dans sa troupe du Grand Magic Circus, l'homme revient gonflé à bloc dans le Los Angeles de son enfance. La bizarrerie de l'objet (uniquement disponible en zone 1) s'exprime jusque dans le choix du casting qui propose un défilé de cas singuliers du cinéma américain (Susan Tyrrell que l'on reverra par la suite dans La chair et le sang et Cry Baby ; Joe Spinell, second couteau indispensable de la série B ; ou encore Hervé Villechaize, connu pour la série L'île fantastique). Le reste du casting est composé de membres de l'équipe (inoubliable Danny Elfman en diable) et surtout les Mystic Knights Of Oingo Boingo, troupe de Elfman composée de douze acteurs musiciens qui naguère fomentaient des reprises de chansons popu.
On s'en souvient encore: les séquences musicales totalement déjantées. Ca vous dit, un double-programme avec The Rocky Horror Picture Show?


























