CINE : LE PERROQUET ROUGE
Tout sur LE PERROQUET ROUGE - La Critique - Photos - Le 2008-01-02 14:46:06L'ex-Allemagne de l'Est serait-elle devenue un sujet super hype pour le cinéma ? On ne compte pas les films faits ou en projet sur les années d'avant la réunification germanique. Là bas on parle même d'un phénomène de mode baptisé Ostalgie, néologisme plutôt bien trouvé pour qualifier ces films qui re-racontent façon histoires de l'Oncle Paul ce qui se passait de l'autre côté du Mur de Berlin. Sur la crète de cette vague, on a déjà eu droit à Good Bye Lenine ou La vie des autres. Il n'est pas dit que Le perroquet rouge connaisse le même retentissement.
Alors qu'on commence à nous bassiner depuis une poignée d'années avec le renouveau du cinéma allemand, il serait sans doute temps de reconnaître qu'il n'existe que dans les arguments marketing des festivals et des distributeurs. La vérité consisterait plutôt à reconnaître qu'hormis une poignée de cinéastes officiels (Wenders, Fassbinder, Schloendorff...) on n'a jamais vraiment regardé depuis les années 70 quelle forêt se cachait derrière ces arbres, certes imposants. Et pourtant, si la production locale n'était pas des plus folichonnes depuis ces trente dernières années, ou plus simplement arbitrairement jugée inexportable jusque chez nous, l'Allemagne n'a pas cessé d'être abreuvé de cinéastes notables. Parmi eux Dominik Graf. Dont le nom évoquera probablement plus quelque chose aux pervers accros aux séries allemandes débitées au kilomètre par France 2 chaque après-midi qu'aux cinéphiles français. Normal, Graf a signé pas mal d'épisodes de Tatort ou du Renard. Loin de moi, l'idée de louer ses séries à base de policiers cacochymes, mais force est de reconnaître qu'elles ont servi de laboratoire d'apprentissage à nombre de réalisateurs allemands fondamentaux aujourd'hui. Hormis Graf, des cadors encore méconnus chez nous comme Olivier Hirschibiegel (L'expérience, La chute) ou Matthias Glasner (Sexy Sadie, Le libre arbitre) sont passés par là. Visiblement pour y apprendre comment raconter avec efficacité, vu le formatage des 52' télévisuels, une histoire. Le cinéma leur servant pour épanouir leurs envies plus formalistes. Graf, l'a déjà démontré avec des polars aussi épatants que passés sous le radar en France (L'année du Chat, Les invincibles... Tout ça se trouve pour pas cher en DVD dans les divers bacs à soldes).
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