CINE : L'ETOILE IMAGINAIRE
L'ETOILE IMAGINAIRE
(La stella che non c'è)
Un film de Gianni Amelio
Avec Sergio Castellitto, Tai Ling...
Durée : 1h44
Date de sortie : 24 janvier 2007
Des industriels chinois achètent le haut fourneau d'une aciérie italienne dans le but de l'exporter dans leur pays. Mais quand Vincenzo Buonavolontà, le responsable de la maintenance, se rend compte qu'une des pièces est défectueuse et pourrait causer des pannes - ou pire -, il prend l'avion pour la Chine et entreprend de retrouver l'usine vers laquelle a été envoyé le haut fourneau. Autant retrouver une aiguille dans une botte de foin. Il trouvera cependant une aide inespérée en la personne de la traductrice chinoise qu'il avait indirectement mise au chômage en Italie...
Ce n'est pas que L'étoile imaginaire soit un film particulièrement exigeant, propice à une analyse filmique en bonne et due forme qui nous ferait découvrir des trésors cinéphiliques insoupçonnés derrière une austérité de façade. On ne peut pas dire non plus qu'il soit bête à manger du foin, ou ne se limite à offrir que ce que le spectateur peu attentif pourra en voir. La vérité est plus prosaïque : on ne voit simplement pas où le réalisateur veut en venir.
Bien sûr, on se doute que derrière le thème rebattu du voyage initiatique dans un pays inconnu pour y accomplir une tâche quelconque, il y a une notion d'initiation, justement. En l'occurrence celle de Vincenzo, incarné par le bourru Sergio Castellitto, un peu l'équivalent transalpin de notre Daniel Auteuil national, et meilleure raison de se déplacer pour aller voir L'étoile imaginaire. Mais alors, pourquoi avoir instauré une telle distance entre les personnages, et pourquoi avoir donné un rôle aussi prépondérant au prétexte de la quête (la pièce à remplacer, elle aussi de tous les plans) au détriment de la quête elle-même ? Il en résulte pour le spectateur la sensation pas spécialement enthousiasmante de naviguer entre le documentaire industriel (le secteur secondaire en Chine) et le livre d'images - pas spécialement jolies du reste - d'une Chine très moderne, très pauvre et très triste.





















