INTERVIEW LOUISE KERVERN ET MICHEL DELEPINE
Tout sur LOUISE-MICHEL - La Critique - Photos - Le 2008-12-23 05:49:39LOUISE-MICHEL de gustave kervern, benoît delépine
Comment est née l'envie de réunir Bouli Lanners et Yolande Moreau ?
On leur a gardé les deux rôles principaux. Bouli, on l'avait fait tourner dans nos deux premiers films, c'est devenu un copain, sa participation était une évidence. Yolande, son choix était moins immédiat. Nous avons parlé ensemble et on s'est rendu compte que le rôle était quasiment écrit pour elle. Ce n'était pas aussi déterminé dès le départ et pourtant... Nous ne la connaissions pas auparavant, elle a écouté l'histoire qui l'a intéressée. Elle nous a confiés après coup qu'elle pensait que le film ne se ferait jamais. Ça nous fait plaisir de voir qu'elle aime bien le film maintenant. Parce que parfois, sur un tournage, on peut avoir tendance à se poser des questions. Les comédiens peuvent avoir l'impression d'être en roue libre, de ne pas savoir où ils vont. Ce n'est pas évident pour un acteur de jouer un personnage sans avoir trop d'indications. Il suffit juste qu'il gamberge un peu. On estime d'ailleurs que c'est à lui de trouver le truc pour créer le personnage. Une fois, Bouli était un peu perdu, il nous demandait ce qu'il fallait faire parce qu'il ne comprenait plus rien.
Au niveau de l'écriture, qui fait quoi ?
Nous devons écrire assez vite. Benoît habite en Charente, moi j'habite sur Paris. Pendant un an, on avait des petites scènes qui sortaient un peu de nulle part. Nous avions le canevas, et nous avons essentiellement brodé. On tournait en juillet et août, pendant les vacances Grolandaises. A un moment donné, on était précipité par l'urgence, il fallait écrire au plus vite, sinon on n'y arriverait jamais. Du coup, nous avons achevé le script en une semaine pendant les vacances de Noel. Nous avons rassemblé toutes nos idées pour secouer le bordel. Nous voulions écrire un scénario très structuré pour avoir les aides du CNC. Toute l'année, on fait des sketches pour Groland. Nous sommes comme des artisans, on construit des jouets, jusqu'au jour où il faut faire le produit fini, en l'occurence un film.
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CINE : LOUISE-MICHELAprès Aaltra, délire alcoolisé, tendre sous son écorce provocatrice, où d... | ||







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