Tout n'est pas parfait. L'encodage n'est pas complètement réussi et les couleurs ont tendance à baver, surtout lors des plans larges.
Malgré ces défauts, la copie est dans un état remarquable. Elle rend hommage au technicolor de l'époque et nous fait encore plus regretter la disparition de ce procédé technique.
Le son mono par sa clarté, que ce soit en anglais ou en français, permet d'apprécier pleinement les multiples joutes verbales du film. On aime d'autant plus que la qualité du doublage de l'époque donne envie de revoir le film dans sa version française.
Menu fixe, avec animations grâce à une pellicule de cinéma dévoilant des extraits du film. Accès des scènes par chapitre. On aurait aimé des notes de production ou la bande annonce de l'époque.
Pour résumer, on aurait aimé de l'interactivité.
Après Rio Grande, L'homme tranquille marque la deuxième collaboration entre John Wayne, Maureen O'Hara et John Ford.
L'alchimie entre eux est ici à son apogée. John Wayne a souvent écrasé de sa présence les comédiennes avec lesquelles il jouait. Mais ici, il trouve face à lui son parfait pendant féminin en Maureen O'Hara, et leur couple fonctionne à la perfection.
John Ford rend hommage à la terre de ses ancêtres de façon magistrale. Chaque plan révèle sa passion pour l'Irlande. Laissant son coeur parler pour l'une des premières fois de sa carrière, Ford livre une comédie formidable sur la difficulté qu'un amour peut rencontrer lorsqu'il est confronté à des traditions ancestrales et rigides.
Outre les incessantes joutes verbales, l'humour du film culmine dans la dernière scène : un combat à mains nues d'anthologie qui constitue l'une des scènes les plus réussies de l'illustre metteur en scène.
Par Laurent Pécha