Le minimum syndical. D'accord, contrairement au zone 1, on récupère ici un transfert anamorphique qui permet d'obtenir une définition tout à fait correcte. Le master est également bien lumineux. Vu que le film se passe quasiment exclusivement dans le désert, le contraire aurait été un comble. Les couleurs sans être éclatantes tiennent bien la route mais la compression gâche tout. L'image est en effet constamment parasitée par des fourmillements des plus grossiers. Le pompon de l'insupportable revenant aux scènes dans le désert où non seulement le ciel bleu présente un grain horrible mais également le sable.
Un dolby surround plus proche d'une bonne vieille stéréo. Cela s'entend tout de suite lors des scènes d'action où les explosions laissent les enceintes arrières bien tranquilles. Heureusement, à l'avant cela se passe plutôt convenablement et la dynamique est suffisamment acceptable pour que l'on soit captivé par le spectacle proposé.
Vu le niveau moyen de la bande son, la VF n'a pas de mal à tenir parfaitement la comparaison et offre même des dialogues plus clairs même s'ils ont tendance à prendre un peu trop le dessus.
Une interactivité bien pauvre et on est gentil. Le seul supplément est la présence de la bande annonce (en VO). Quant aux menus, ils sont on ne peut plus basiques (fixes et sans aucun effort graphique).
Après le succès de A la poursuite du diamant vert, on reprend la même équipe (une grosse différence toutefois, Zemeckis a laissé sa place au tâcheron Lewis Teague) pour de nouvelles aventures exotiques. Cette fois direction le Nil.
La formule a toujours son charme principalement grâce à son trio de comédiens dont l'osmose crève l'écran à chaque instant. Michael Douglas et Kathleen Turner forment un couple parfait et Danny De Vito amène le supplément d'humour qui rend le déroulement de l'histoire encore un peu plus agréable.
Dommage donc que le scénario et surtout la mise en scène pépère et sans génie de Teague ne permettent pas au film de décoller et ainsi d'atteindre le niveau de réussite formelle du premier.
Qu'à cela ne tienne, le réel plaisir de retrouver nos trois héros suffit à notre bonheur et on en vient même à regretter qu'il n'y ait jamais eu de troisième épisode.
Par Laurent Pécha