Une honte que cette compression immonde qui ne rend aucunement justice à la qualité d'un master bien conservé agrémenté d'un noir et blanc originel de toute beauté.
Un mono d'origine dont les craquements sonores ne sont pas sans nous rappeler les bons vieux 78 tours qu'écoutaient nos ainés. Supportable malgré tout. Sniff...
Il est évident que Mei Ah a désormais décidé de ne point nous proposer le moindre supplément digne d'intérêt. Comme d'habitude, nous retrouvons dans l'option data bank un synopsis identique à celui situé au verso de la jaquette.
Toutes les pages de navigation sont fixes et muettes, et le chapitrage nous est proposé sous la forme de 9 vignettes imagées.
Concernant les sous-titres anglais, le fait que tous les noms (des personnages et des provinces) soient ''chinoisés'' est absolument insupportable, et provoque une difficulté supplémentaire dans la compréhension du récit et du contexte historique.
Attention : film ALL ZONE
Après l'affrontement massif des troupes de Nobunaga contre les clans ninjas, Goemon (Raizo Ichikawa), rescapé de la bataille décide de déposer les armes et devient fermier dans un petit village où il s'installe incognito. Il y vit modestement en compagnie de Maki (Shiho Fujimura) et de leur jeune fils de quelques mois. Mais Nobunaga, échaudé par les attentats répétés envers sa personne décide d'éliminer tous les ninjas survivants du clan de feu-Momochi. Ceux qui se font prendre sont crucifiés sans pitié sur la place publique. De plus, Nobunaga propose une forte récompense à quiconque dénoncera des ninjas. Quelques villagois sans scrupules ayant reconnus Goemeon tendent à ce dernier un guet-apens dont son fils fera les frais. Après avoir correctement vengé son fils (à coup de sabre donc) contre les aggresseurs, Goemon décide d'en finir une fois pour toute avec le véritable responsable de ce déchainement de haine : Nobunaga...
Ce second volet de la saga du ninja Goemon Ishikawa décoit par son manque d'originalité par rapport au premier volet (Shinobi No Mono) dont la complexité du personnage était un des atouts principaux. Ici, il se contente d'être un vengeur et sauveur du peuple sans peur et sans reproche. Heureusement la mise en scène reste aussi rigoureuse que dans le premier (normal, il a été tourné dans la foulée) et les scènes de batailles sont toujours aussi grandioses. Il n'y a plus qu'a espérer l'édition prochaine du troisième (et dernier) volet des aventures de Goemeon Ichikawa.
Par Frédéric Ambroisine