Ce DVD faisant partie de la première cuvée Mei Ah, il n'est pas étonnant de retrouver ici un master identique à celui du Laserdisc (souvenez vous...), d'où une image pas du tout remasterisée (présence poussières négatives de temps à autre, ainsi qu'un sous-titrage en anglais et chinois imposés). La compression est acceptable mais les couleurs sont peu vivaces.
Un mono d'origine de facture classique, réparti sur deux voies avec un équilibrage très correct au niveau des basses et des aigus.
Aucune page de menu n'est proposée. Le DVD est uniquement chapitré en 21 parties. Les deux premières correspondant aux ''Warning'' et Logo Mei Ah.
Pour le nouvel an chinois, il existe deux types de films destinés à faire recette à Hong-Kong : le film d'action à gros moyen type 2000 AD et la comédie tout public qui réunira à coup sûr toutes les générations de Hong-Kongais dans les salles obscures.All's Well End's Well fait partie de la seconde catégorie, mais la présence d'un certain Chow Sing-Chi au générique, garanti un humour moins lisse et assez souvent en dessous de la ceinture par rapport à un genre plutôt gentillet (It' A Wonderful Life, It's A Mad Mad World, etc...).
Sorti il y a presque dix ans, l'intérêt de ce film au scénario quasi-inexistant (des querelles de couples qui finiront par s'arranger) réside dans les diverses performances de stars présentes au générique qui fonctionnent par paires : Le duo Sandra Ng/Raymond Wong incarne un couple en crise dont le mariage aboutit à une impasse; Leslie Cheung et Teresa Mo (respectivement gay et lesbienne) se haïssent et n'en finissent pas de se faire des coups vaches. Quant à Chow Sing-Chi en DJ Radio dragueur et Maggie Cheung (In The Mood For Love) en vamp fan de cinéma, ils volent sans problème la vedette aux deux autres couples grâce au style outrancier du premier et au charme de la seconde. A leur actif, les deux meilleures scènes du film : une hilarante parodie de Ghost et une scène vaudevillesque à souhait où Chow se démène comme un fou pour empêcher ses deux conquêtes de se rencontrer.
Inégal mais amusant.
Par Frédéric Ambroisine