Une image colorée à la définition douce (un peu trop même). Difficile de faire la fine bouche d'autant plus que la présence d'un transfert 16/9 convaincant permet d'obtenir un niveau de détails bien en dessus de la moyenne. La compression est impeccable. Sans être renversante, l'image est inattaquable.
Comme souvent chez l'éditeur, on a le droit à une piste DTS anglaise. Le moins que l'on puisse dire ici, c'est qu'elle n'apporte pas grand chose. En DD 5.1 ou en DTS, la bande son n'a rien de démonstrative et se contente d'une ouverture des canaux avants judicieuse mais qui ne fera pas date. Le mixage classique d'une comédie romantique avec une présence timide des arrières.
La piste française (doublage français d'autant plus étonnant que le film reste inédit chez nous) en DD 5.1 n'a aucun mal à rivaliser avec toutefois une dynamique moins poussée.
Universal ne s'est pas trop foulé et nous offre juste de quoi utiliser brièvement notre télécommande. Un spotlight on location à l'intérêt limité si ce n'est de voir l'enthousiasme juvénile du réalisateur. La featurette qu'on oublie aussitôt vue. Le reste de l'interactivité permet d'accéder à la bande annonce, aux notes de production, aux filmographies et aux éternels recommendations de l'éditeur (deux bandes supplémentaires ici). Voilà, c'est tout mais le film n'en exigeait bien sûr pas plus.
Après de multiples déconvenues sentimentales, Amanda Pierce (Monica Potter) désespère de trouver l'âme soeur. Contrainte d'emménager avec quatre mannequins totalement exubérantes, elle rencontre Jim Winston (Freddie Prinze Jr.) qui habite l'appartement en face d'elle. Elle tombe d'emblée sous le charme. Poussé par ses colocataires, elle décide de franchir le pas. Mais les apparences peuvent être trompeuses et les attraits du jeune homme en prennent pour leur grade quand Amanda le surprend en train semble-t-il d'assassiner une mannequin.
Entre comédie romantique et comédie policière, Head Over Heels a bien du mal à trouver son équilibre. Ne réussissant jamais à convaincre (surtout dans un final totalement bâclé), le film enchaîne gags pas drôles (un ou deux sont tout de même à sauver mais surtout pas ceux lorgnant du côté des Farelli) et situations convenues laissant aux actrices interprétant les quatre mannequins loisir de cabotiner à outrance.
Dommage car en empruntant à Hitchcock la situation de Fenêtre sur cour (sans toutefois sans servir vraiment), le scénario avait de quoi attiser un semblant d'intérêt. Reste le charme de Monica Potter (Le baiser de l'araignée et surtout le formidable Without Limits) qui avec son nez en trompette, ses grands yeux bleus s'avère totalement craquante et bien plus sexy que ses colocataires. La demoiselle a du talent et on piaffe d'impatience de la voir dans des rôles plus consistants.
Par Laurent Pécha