Hormis une compression pas toujours optimale (mais très acceptable), l'éditeur s'en tire avec les honneurs. Les couleurs sont parfaitement saturées, la définition on ne peut plus convenable et les contrastes relativement bien gérés. On notera quelques petites poussières sur la pellicule mais compte tenu de l'âge du film (18 ans), rien de bien traumatisant.
Un mono d'origine parfaitement clair, aux dialogues se détachant parfaitement de la bande son et sans la moindre distorsion.
Un menu animé et musical.
Si la collection fait preuve d'une attractivité indéniable au niveau du prix (139 frs), TF1 vidéo n'en oublie pas pour autant son interactivité. Certes tout cela reste moindre mais on a connu bien pire pour le même prix. On trouve ici une interview de Gérard Jugnot (26mn33). L'acteur réalisateur nous parle de son parcours, de sa carrière de comédien, de ses regrets et autres...
On trouve ensuite les filmographies sur menus déroulants de Gérard Jugnot, Pascal Légitimus et de Jean-Claude Brialy ainsi que les bandes annonces de ‘'Meilleur espoir féminin'', ‘'Pinot simple fic'', ‘'Une époque formidable'' et de ‘'Casque bleu''.
Attention, petit bonus caché dans la page des bandes annonces.
A la suite d'une agression, Pinot, va tout mettre en oeuvre pour mettre la main suer la jeune délinquante Marylou et tenter de la faire rentrer dans le droit chemin.
Pour sa première réalisation, le comédien / réalisateur, ex-membre du Splendid, s'attaque à un sujet on ne peut plus classique et simple du point de vue scénaristique. Il retrouve les personnages qu'il affectionne, à savoir les beaufs sans grande envergure mais au coeur d'or en emprunt d'une humanité à la limite de la crédibilité.
Malgré cette simplicité et le fait que cette comédie soit un peu trop ancrée dans les années 80, Jugnot donne à ‘'Pinot Simple-Flic'' un vrai parfum de sincérité alternant les moments tendres et émouvants avec un humour parfois un peu trop ‘'franchouillard''.
Il en résulte au final une comédie familiale sympathique, sans grande prétention mais distrayante.
Par Pascal Faber