Le master est lumineux, la compression excellente et la définition fait un boulot tout à fait convaincant. Les couleurs, sans être éclatantes, sont suffisamment vives. Même la copie est dans un état remarquable. Bref, un pressage irréprochable.
Un dolby surround très sage pour toutes les pistes. Même quand les tubes musicaux retentissent, le mixage reste axer sur les avants. Sans pêche mais avec une bon rendement de la voie centrale (nécessaire au vu du nombre impressionnant de dialogues), la bande son offre un rendu honnête mais absolument pas mémorable.
Quant à la VF, si elle a au moins le mérite de permettre d'échapper à la voix horripilante de Rosie Perez, elle présente un doublage moyen qui dénature souvent les multiples joutes verbales durant les matchs.
Menu fixe et muet pour une interactivité minimale. Un clip vidéo et la bande annonce (plein cadre, VO et mono) tentent vainement de faire illusion.
A noter toutefois la jolie sérigraphie du disque en forme de ballon de basket et des transitions animés avec un ballon qui traverse l'écran horizontalement.
Arnaques et amitiés viriles sur les playgrounds de basket
Ron Shelton est un spécialiste du film sportif. Après le base-ball (Duo à trois) et avant le golf (Tin Cup) et la boxe (Les adversaires), le réalisateur-scénariste s'est attaqué à l'univers du basket-ball et plus précisément à celui bien particulier des joueurs de playgrounds. Un univers coloré où il faut être presque aussi fort en tchatche et combines qu'en basket.
Son film est malheureusement trop fidèle à ses héros et finit par ennuyer par tant de parlotes inutiles. Finalement, on en vient à regretter que les parties de basket ne prennent pas plus de place au détriment des intrigues amoureuses de nos deux héros (Rosie Pérez, exubérante à souhait, est à claquer). Car, c'est lors de ces matchs endiablés qu'on sent Shelton le plus à l'aise (sauf dans la partie finale trop vite expédiée) tout comme son couple vedette, Woody Harrelson / Wesley Snipes dont l'alchimie évidente apporte un certain cachet à un film bien trop bavard et convenu.
Par Laurent Pécha