Studio Canal est en très grande forme. Cette édition est tout simplement sublime. La compression est irréprochable créant ainsi une fluidité impressionnante sur tous les plans. Le master utilisé est immaculé, bénéficiant d'un superbe traitement des couleurs rendant hommage au travail particulièrement soigné du chef opérateur. Les contrastes sont parfaitement appuyés nous offrant une très belle profondeur de champs et de superbes noirs. L'ensemble se voit sublimé par un transfert 16/9 de toute beauté.
Les deux pistes Dolby Digital 5.1 (anglaise et française) sont également d'une excellente facture recréant un beau relief sur les différents canaux. Les ambiances se voient particulièrement bien soutenues par une fine répartition des différents effets et les dialogues font preuve d'une belle clarté.
La version française reste cependant a éviter en raison d'un doublage ridicule digne de celui de ‘'Don Juan de Marco''.
Un menu animé et musical.
Outre le petit making of(11mn30 – vost), par ailleurs d'un intérêt moyen, on ne trouve malheureusement pas grand-chose à se mettre sous la dent. Vous pourrez découvrir la bande annonce en version originale sous-titrée et en version française ainsi que les filmographies sur menu déroulant de Johnny Depp, Christina Ricci, John Turturro, Cate Blanchett et de Sally Potter.
Contrainte a quitter sa Russie natale en 1927 afin de fuir la guerre, la petite Fegele va tout faire pour retrouver son père parti pour les Etats-Unis. Pour arriver à son but, elle devra passer par l'Angleterre puis par Paris. Mais la fin des années 30 en France n'est pas un lieu très accueillant pour une jeune juive.
Difficile de comprendre pourquoi ce film ne fonctionne pas : le casting est plutôt bon (même si Cate Blanchett et John Turturro ont beaucoup de mal a nous faire croire en leur accent), la réalisatrice Sally Potter (‘'Orlando'') maîtrise bien sa caméra, le scénario n'est dénué ni de sens ni d'intérêt, le travail de la photo fait preuve d'une réelle recherche artistique...
Le problème est que le film est bien trop propre et manque singulièrement de décadence pour nous faire croire à son propos. Il n'y a qu'à voir les camps Gitans, ou encore les rues fraîchement balayées et immaculées. Ce sentiment de ‘'propreté'' est d'ailleurs renforcé par une photo bien trop léchée ne faisant que desservir le propos. L'histoire aurait également très facilement pu gagné en rythme car ici les minutes passent et les spectateurs trépassent.
Dommage car le film n'est pas dénué d'émotion !
Par Pascal Faber