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GODZILLA SUPERBIT
Zone 2
Gaumont Columbia Tristar
1998
Action

Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - DTS - Double couche

Langages : Anglais Dolby Surround - Français DD 5.1 - Anglais DTS 5.1

Sous-titres : Français / Néerlandais

GODZILLA
Réalisateur: Roland Emmerich
Acteurs : Matthew Broderick, Jean Reno, Maria Pitillo, Hank Azaria, Kevin Dunn, Michael Lerner
Durée : 140 minutes
Suppléments : Aucun !
Date de sortie DVD : 22 Janvier 2002
Critique Image
Avec le Superbit, on est forcement plus exigeant qu'à l'accoutumé puisqu'on doit subir l'absence totale d'interactivité et de bonus pour que la qualité technique soit optimale. Et quand on regarde cette nouvelle édition de Godzilla, on ne peut qu'être surpris de constater que certains défauts s'avèrent toujours présents. A la décharge du DVD, ces imperfections sont on ne peut plus brèves et vraiment peu nombreuses. Il s'agit de quelques artefacts de compression qui parasitent furtivement les arrières-plans.

Cette constatation faite, force est de reconnaître que la qualité de l'image atteint la plupart du temps des sommets. Pourtant pas aidé par une photo bien complexe (entre les teintes bleues-vertes, la fumée et l'obscurité dans lequel est plongé New York, il y a de quoi faire), l'encodage effectué s'en sort brillamment offrant une compression souvent irréprochable.

On est plus que séduit également par le niveau de définition proposée qui a comme seul inconvénient de rendre certains effets spéciaux plus facilement décelable qu'en salles. L'apport du Superbit se fait principalement dans l'aptitude qu'a l'image à rendre nette et détaillée l'intégralité de son contenu. Si sur un écran modeste (comprenez un téléviseur), cet état de fait ne saute pas automatiquement aux yeux, il en va autrement sur des écrans importants (via la rétro-projection ou la vidéo-projection) où l'image tire magnifiquement partie de ce surplus de définition.

Godzilla étant un film souvent sombre (les deux tiers du métrage se déroulant de nuit ou dans la grisaille de New York), on est également sous le charme d'un contraste parfaitement géré et adapté à la situation.

Cette édition propose de toute évidence la meilleure image à ce jour de Godzilla même si l'on n'atteint pas la perfection espérée (on n'en est toutefois pas très loin).

 
Critique Son
Préparez-vous à un déferlante sonore sans équivalence. Pour peu que votre installation soit performante, vous allez découvrir le nirvana sonore en matière de démonstration home-cinéma. Pour se faire, il faudra impérativement sélectionner la piste anglaise DTS qui surpasse dans bien des compartiments la pourtant exceptionnelle piste française. Avant de détailler l'expérience ébouriffante que constitue l'écoute de Godzilla en DTS à la mode Superbit, on peut s'interroger quelque peu sur le choix de l'éditeur d'avoir opté pour la version anglaise comme piste de référence. Pourquoi avoir choisi de ne pas favoriser la VF alors que Godzilla est avant tout susceptible de séduire un large public, habitué à voir des films en version doublée. La réponse finalement évidente découle de la politique de la technologie Superbit. Cette dernière se veut comme étant le nec plus ultra en termes d'image et de son. Or, aucun doublage, même le meilleur d'entre tous, ne pourra jamais rivaliser avec le mixage original. Même si les qualités techniques (effets, ambiances, musique,...) semblent avoir été conservées, il y aura toujours un manque quelque part. Donc, en favorisant le mixage d'origine, on est sûr que le travail d'encodage sonore a été effectué sur le meilleur des matériaux.

L'écoute de Godzilla en VO DTS le démontre de manière cinglante. Jamais au grand jamais, une telle impression de puissance ne s'est dégagé de nos enceintes (seul le mix DTS de Saving Private Ryan semble susceptible de rivaliser). Après une vingtaine de minutes relativement sage (en comparaison de ce qui suit bien sûr), le déluge sonore débute avec l'arrivée de Godzilla dans New York. A partir de cet instant, on assiste à un concours ininterrompu de trouvailles sonores entre les différentes enceintes. Lorsqu'elles fonctionnent en même temps à plein régime (c'est à dire souvent), le résultat, totalement ébouriffant, ne se fera pas attendre : vous serez en guerre avec tout votre voisinage (y compris et surtout avec les personnes habitant sous le même toit que vous). Deux mots caractérisent parfaitement le rendu sonore du mixage : dynamique et précision. Si effectivement la puissance qui se dégage des six enceintes (mention spéciale au caisson de basses qui vrombit à chaque déplacement du reptile géant) est impressionnante, la précision des effets, notamment au niveau des enceintes surrounds, est tout bonnement stupéfiante. Ceux qui apprécient des effets arrières percutants, vont être aux anges tant la bande son se montre d'une richesse inouïe dans le domaine.

Et dire que c'est uniquement du mi-débit ! Cela permet de démontrer que le taux d'encodage n'est pas le seul paramètre qualitatif mais qu'avant tout, la réussite provient également de la qualité de l'encodeur utilisé.

La piste française n'est qu'en DD 5.1 mais seuls ceux qui iront écouter la piste anglaise regretteront l'absence d'un mixage DTS tant les performances de cette VF 5.1 impressionnent. Intrinsèquement, il s'agit d'un des mixages les plus généreux que l'on connaisse.

Aucun doute possible : l'apport de cette édition Superbit pour le son est une évidence.

Pour ceux qui veulent voir le film en VO et qui ne sont pas équipés en DTS, l'éditeur propose une piste Dolby Surround efficace mais bien sûr sans commune mesure avec ses rivales 5.1.
 

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