Au premier abord, le transfert semble plutôt bien réussi : une bonne luminosité, des couleurs tranchantes, une bonne gestion des contrastes...Mais en s'y penchant d'un peu plus près, on remarque que les arrières plans sont tout simplement figés et que les scènes sombres sont prisent dans le filet d'une compression bien trop approximative. On notera également quelques poussières sur le négatif et d'autres défauts de pellicule. L'éditeur aurait mieux fait de se contenter d'une piste Dolby Digital 5.1 afin de libérer un peu plus de place à la compression de l'image.
Opening voit les choses en grand et ne nous offre pas moins de trois pistes différentes : mono, Dolby Digital 5.1 et DTS. Vous n'aurez donc que l'embarras du choix. Mais que choisir ? La piste mono, autant l'oublier tout de suite, à moins d'y être contraint et forcé, même si celle-ci demeure claire. La Piste 5.1 fait preuve d'une belle répartition tout en utilisant le caisson de basses avec parcimonie. Les dialogues y sont remarquablement ciselés et les ambiances restituées à la perfection. La piste DTS n'est pas réellement supérieure et hormis une meilleure exploitation des basses (plus lourdes et plus profondes), on ne note pas une franche différence avec la piste 5.1.
Rien de bien transcendant du côté des suppléments : les filmographies sélectives de Lhermitte, Zidi, Miou-Miou et de Boujenah présentées sous la forme de menus déroulants, la bande annonce du film et enfin, même si un rien anecdotique et bien trop entrecoupée d'extraits du film pour y rencontrer un intérêt quelconque, une interview croisée (8 mn) de Thierry Lhermitte et de Simon Michael, co-scénariste où tous deux reviennent très brièvement sur la genèse du film et sur le remake américain.
« Alors, vous me la prenez mon Eldorado ? »
Claude Zidi, grand spécialiste de la comédie à la française (n'oublions pas que même s'il est responsable de nombreuses charlottades, nous lui devons entre autre « l'aile ou la cuisse » ou « Les ripoux ») s'atèle à la comédie d'espionnage sur un scénario qu'il cosigne et des dialogues signés Didier Kaminka qui font mouche à chaque fois. Les situations sont menées tambours battants par le trio Boujenah/Lhermitte/Mitchell qui s'accordent comme larrons en foire et jouent avec énormément d'humour une partition minutieusement dessinée.
On est certes loin du remake américain vrombissant True Lies signé James Cameron avec Schwarzy en tête d'affiche, mais cet opus fait preuve de bien plus de finesse et ne cherche à aucun moment à privilégier l'action aux rapports entre les personnages.
On peut regretter que la réalisation ne soit pas un peu plus nerveuse mais cette comédie particulièrement attachante fonctionne sur une rythmique merveilleusement rodée et interprétée sans la moindre once de prétention.
A redécouvrir de toute urgence !
Par Pascal Faber