Si la carrière de Walter Hill pouvait démarrer sous les meilleurs hospices (The Warriors, 48 heures), au vue du reste de sa filmographie on serait en droit de penser que ses rares bons films n'étaient autre que des erreurs de parcours. Non content de s'être une première fois manqué dans le western avec Géronimo, le réalisateur remet le couvert avec ce navrant Wil Bill. Cet ovni du genre se voit pollué par des flash-back et autres rêves filmés en noir et blanc, cadrés sans la moindre approche artistique et gratuitement surexposés en plus d'un scénario d'une pauvreté effarante et de comédiens jouant constamment la carte de l'excès et du sur-jeu.
Mais si vous y tenez absolument, sachez que le master demeure convenable avec une belle restitution des couleurs et une définition acceptable, que les mixages Dolby Digital 5.1 ne font guère de vague sur les canaux arrières et que vous ne trouverez en guise de bonus qu'une pauvre bande annonce.