Une qualité de compression moyenne faite à partir d'un master correct. Un flou de l'image plutôt désagréable intervient brievement (2 minutes environ) à la 56ème minute.
Le son est assez étouffé. Des retouches on été apporté au mono d'origine de manière ponctuelle, uniquements sur certains effets (crissements de pneus, coups de feu, explosion) et aussi sur la chanson karaoké, ce qui crée un déséquilibre entre les scènes.
Huits Chapitre animés. Les biographies des trois acteurs principaux sont très intéressantes. Il est à noter que certains titres de la filmographie de Sylvia Chang sont uniquement en caractères chinois (!). Quant à la filmographie du réalisateur Eric Tsang, elle ne fait état que des films qu'il a fait en tant qu'acteur. En plus de la bande-annonce du film (3mns57), sont présentes celles de Aces Go Places 2 (3m56), Aces Go Places 3 (2mns14, en vo sous-titré) et Aces Go Places 5 (3mns07).
Premier volet d'une série à succès, Aces Go Places applique une formule aussi simple qu'efficace : reprendre differents éléments des plus gros succès occidentaux du moment et y ajouter la ''Hong-Kong Touch''. C'est donc un mélange de film d'espionnage, de vaudeville et d'art martiaux où Sam Hui et Karl Maka singent respectivement James Bond et l'inspecteur Clouzeau en y ajoutant ce qu'il faut de grimaces pour éviter le plagiat.
Suite à un cambriolage spectaculaire executé par le voleur Kim King-Kong (Sam Hui), le policier américain d'origine chinoise Albert Hau dit 'Kodojak' (Karl Maka) est envoyé par ses supérieurs à Hong-Kong pour retrouver les diamants volés. Pour l'aider dans son enquête,on lui adjoint une co-équipière locale au sale caractère, Nancy Ho (Sylvia Chang). Ayant réussi à retrouver King Kong, ce dernier se verra obliger de faire équipe avec 'Kodojak' pour retrouver les diamants qui ne sont plus en sa possession et pour affronter l'équipe de 'White Glove', un gangster anglais engagé par la mafia italienne (!) qui convoite également le butin.
Ce premier succès de la toute jeune société Cinema City marche à fond sur les plates-bandes de James Bond (le film est aussi connu sous le nom Diamondfinger, hommage à Goldfinger de Guy Hamilton dont Karl Maka fût l'assisstant), avec toutefois des moyens inferieurs mais néanmoins importants pour une production Hong-Kong. Le duo Sam Hui-Karl Maka fonctionne à merveille (le personnage de Sylvia Chang étant assez rapidement relégué au second plan).
Ce film qui a un goût particulier pour les gadgets loufoques et les combinaisons kitchs enchaîne donc à un rhytme éffréné poursuites, cascades, bastons et gags dans la joie et la bonne humeur.
Par Frédéric Ambroisine