A 9 ans, ils appartiennent à des bandes de rues. A 12 ans, ils vendent de la drogue. A 16 ans, ils font partie de ces adolescents qui volent, commentent des agressions, des attaques à main armée et qui tuent. Si ils sont encore en vie à 20 ans, ce sont des survivants.
Les films traitant du milieu carcéral foisonnent dans le cinéma américain mais Bad Boys parvient à se démarquer du lot par un traitement de la violence sans concession et une distribution impressionnante de justesse et d'investissement. Troisième rôle pour le grand écran pour Sean Penn, ce dernier trouve ici son premier personnage d'écorché vif. Agé de 23 ans, le jeune acteur fait déjà des merveilles et incarne littéralement ce personnage de jeune voyou à la soif de vengeance. Il porte tout simplement le film sur ses frêles épaules et imprime la pellicule comme peu de jeunes de sa génération ne savent le faire.
Un film à redécouvrir de toute urgence !
Le master souffre que quelques défauts de pellicule mais l'éditeur apporte suffisamment de soin à son édition pour rattraper ce petit écart. Il en résulte une belle définition d'ensemble et des teintes naturelles. D'un point de vue sonore, le travail est moins soigné. Les deux mixages mono accusent une dynamique globalement faible ainsi qu'un léger souffle plus où moins présent selon les scènes mais la clarté des dialogues demeure très convenable. En guise de bonus, vous trouverez a bande annonce du film.