Paramount soigne son transfert de belle manière et ce malgré des défauts de master. Le noir et blanc se montre particulièrement tranchant, les noirs profonds et globalement la définition est bien ciselée. On notera de-ci de-là quelques artéfacts de compression et un master pas toujours au meilleur de sa forme, mais dans l'ensemble, l'éditeur fait un excellent travail.
Les pistes mono anglaise et française demeurent très conventionnelles. On notera une bonne dynamique d'ensemble avec des dialogues clairs et ciselés. En revanche, préférez la version anglaise pour mieux apprécier le jeu de Jerry Lewis, la voix française devenant vite irritante.
On ne trouve malheureusement pas grand-chose de passionnant en terme de bonus. Les quatre scènes commentées par Jerry Lewis et Steve Lawrence se montrent tout simplement inintéressantes (les deux hommes semblent avoir été parachutés devant le micro sans avoir rien à dire). Pour le reste, vous ne trouverez qu'un bêtisier de quelques scènes malheureusement trop court pour se montrer drôle et enfin six spots promotionnels.
engagé pour être « les yeux et les oreilles » d'un nabab du studio Hollywoodien Paramutual, Morty, tout en se faisant passer pour le préposé au courrier, se doit de rapporter à son patron tout ce qui se passe de louche.
Assurant à la fois la réalisation, l'écriture et l'interprétation de ce Zinzin d'Hollywood, Jerry Lewis s'épuise très vite dans une succession de gags tombant bien trop souvent à plat et même si quelques scènes comiques sont à retenir, celles-ci ne parviennent pas à sauver le film d'un ennui gagnant très (trop) vite le spectateur.
D'un point de ve dramaturgique, Lewis ne va pas au bout de son scénario et tend à oublier son pitch de départ au détriments de situations plus absurdes les unes que les autres. Dommage !
Par Pascal Faber