Allez revendre votre édition zone 1 et jetez-vous de toute urgence sur la copie zone 2 que nous offre ici Columbia.
C'est un véritable bonheur. La pellicule est bien plus propre que la zone 1 et les poussières qui étaient présentes sur l'édition américaine ont quasiment toutes disparues. Quant au bruit vidéo qui donnait une qualité moyenne aux arrières plans, il est définitivement absent du pressage zone 2.
En bref, un pressage de toute beauté.
En anglais comme en français, Columbia nous offre un Dolby Surround 2.1 (en fait du 2.0 !). La qualité sonore est de très bonne facture. Les dialogues sont très clairs et les effets arrières, bien que sobres, participent habilement à la restitution des ambiances voulues par Alan Parker tout en donnant à la musique de Peter Gabriel un beau relief.
Un menu fixe et muet ne contenant pour supplément que la bande annonce en version originale sous-titrée (de très bonne qualité) et les filmographies de Alan Parker, Nicolas Cage et Matthew Modine. Il ne manque que quelques bandes annonces par rapport à l'édition zone 1 mais le pressage étant supérieur, on s'en fout allègrement.
De retour de la guerre du Vietnam, deux amis d'enfance doivent faire face à de sérieux problèmes. L'un d'entre eux (Matthew Modine) se referme sur lui-même au point de se prendre pour un oiseau. L'autre (Nicolas Cage) souffre de blessures physiques mais il va tenter d'aider son ami.
Inoubliable
Alan Parker (The Wall, Fame...) signe l'un de ses films les plus poignants. Il nous conte ici une histoire, d'une force incroyable, sur les séquelles de la guerre du Vietnam. Le scénario de Sandy Kroopf et de Jack Behr offre à Matthew Modine et à Nicolas Cage des personnages d'une sensibilité rare et qu'ils servent tous deux avec une remarquable fragilité.
Alan Parker commet un sans faute : la réalisation qu'il adopte est fluide, sobre et sans aucun artifice (quoi que...NDLR). La photo de Michael Seresin (Fame, Angel Heart) nous délivre des images de toute beauté et pour couronner le tout, la bande originale de Peter Gabriel accompagne à la perfection les personnages dans leur lutte face à un monde qui refuse la différence.
Par Pascal Faber