L'éditeur nous livre un transfert de premier choix en tout point identique à l'édition sortie il y a quelques mois aux Etats-Unis. La compression est idéale, nous procurant ainsi une belle fluidité d'ensemble et une définition on ne peut plus pointue. La gestion des couleurs est parfaite, ces dernières bénéficiant d'une saturation impeccable et d'un traitement des contrastes particulièrement convaincant. D'un point de vue de la luminosité, le transfert se montre éclatant et vif. Et si l'on note malgré tout de petits défauts, ces derniers ne se montrent guère perturbants et se font très vite oublier au regard d'une facture générale de très bonne qualité.
Les deux mixages Dolby Digital 5.1 anglais et français accusent un relief fort appréciable et ce même si l'essentiel du film demeure axé sur les voies frontales. Les canaux Surround sont essentiellement utilisés par la bande originale, soutenant ainsi le lyrisme et la lenteur du film avec une belle sobriété et finesse. Pour leur part, les dialogues sont parfaitement clairs et bien ciselés, se détachant de l'ensemble dans une belle dynamique.
La version française qui nous est proposée semble la même que celle proposée sur l'édition zone 1 et à en croire la voix de Jeff Bridges, il semblerait qu'il s'agisse là d'un doublage québécois.
Universal paraît ne guère croire dans le potentiel vendeur de ce titre et semble avoir oublié tous les bonus de l'édition américaine dans un carton à la douane. L'interactivité en est donc réduite à son plus simple élément : une image nous proposant de choisir entre la version française et la version en version originale sous-titrée.
The Door in the floor relate les évènements survenus lors d'un été crucial dans la ville du célèbre auteur pour enfant Ted Cole et de sa ravissante épouse Marion. Une histoire provocante racontant les problèmes émotifs d'un couple dans un monde de sensualité audacieuse et d'honnêteté renversante.
Adapté du roman de John Irving, ce film n'est en fait basé que sur la première partie du roman, délaissant le jeune Ruth à son âge d'enfant et demeure essentiellement centré sur les relations de couple de Ted et Marion et l'arrivée d'un adolescent au sein du ménage. Tod Williams opte pour un rythme lent, emprunt de lyrisme et c'est sans aucun doute ce qui nuit le plus au film. Les scènes de désespoir demeurent bien trop superficielles et l'on aurait voulu le voir embarquer Kim Basinger et Jeff Bridges bien plus loin. Leurs prestations n'en sont pas pour autant inintéressantes, loin de là, mais avec deux acteurs de cette trempe, il est vraiment dommage de se contenter du minimum syndical.
Par Benjamin Bach