D'une qualité tout ce qu'il y a des plus décente, cette édition ne possède malheureusement pas tous les atouts des remasterisations du Studio. On est en effet bien loin de la qualité visuelle de Chantons sous la pluie et le transfert ressemble à s'y tromper à celui disponible en zone 1 et ce depuis un certain temps maintenant. Le master montre par moments quelques petits signes de faiblesse, tout comme la compression, néanmoins, l'ensemble se montre d'un éclat plutôt convaincant grâce à des couleurs vives et parfaitement saturées.
Les deux pistes mono (anglaise et française) ne font guère de vague, accusant par moments une légère saturation et autres craquements (ce qui est tout de même dommage pour une comédie musicale). Notez que la version originale propose un bien meilleur mixage entre les dialogues et les différentes ambiances.
Seul et unique bonus, la bande annonce de la collection James Dean. Dommage !
En permission à New York pour vingt-quatre heures, Gabey, Chip et Ozzie vont tout mettre en oeuvre pour rencontrer les femmes de leur vie et profiter au mieux de la journée qui leur est offerte..
C'est après moult déboires que cette comédie musicale fut mise en chantier et les restrictions financières imposées par le producteur ne permirent malheureusement pas au génial Stanley Donen de faire le film dont il aurait rêvé. Quoiqu'il en soit, et malgré tous les bâtons qui lui furent mis dans les jambes, il nous offre un divertissement musical de grande qualité même si le pitch demeure des plus simpliste et s'avère un peu trop souvent un prétexte à une succession de chansons. Le tout mené tambours battant par un trio plein de verve, bondissants cabris au sourire plastique et ultra-brite et plein d'humour et de bonne humeur. Mais Donen déjoue également bon nombre de pièges en s'offrant des tournages en extérieur, procurant ainsi un peu d'air à son histoire. Un jour à New York marque quelque part la fin d'une époque désuée et l'arrivée d'un nouveau mode de récit et de réalisation de comédies musicales. A noter qu'il s'agit là de sa première co-réalisation avec Gene Kelly.
Par Pascal Faber