Un transfert somme toute très conventionnel. La facture générale se montre fort plaisante même si l'on aurait pu souhaiter des couleurs un peu plus soutenues afin de nous faire profiter d'un éclat plus percutant et un peu moins de grain sur cetains plans. Quoiqu'il en soit, la facture générale demeure très agréable.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise se montre d'une bien meilleure dynamique que la piste Dolby Surround française. Les ambiances y sont plus larges et plus soutenues. Quoiqu'il en soit, l'une comme l'autre bénéficient d'une belle clarté ambiante dans la restitution des dialogues. En terme de relief, la piste anglaise l'emporte haut la main en nous offrant une ouverture nettement plus précise.
Aucun bonus, et pour une fois, ce n'est pas bien grave.
Après un divorce éprouvant, Carly Norris, jeune directrice de collection chez un éditeur new-yorkais, emménage dans un immeuble high tech appelé également "sliver". Quelques jours plus tard, Carly apprend qu'un des habitants de l'immeuble, Gus Hale, professeur de psychologie, a fait une chute mortelle et qu'il est le troisième occupant du sliver à mourir dans des circonstances inhabituelles.
Catastrophique : la pauvre Sharon Stone s'est fourvoyée dans un (télé)film digne de la série Hollywood Night extrêmement racoleur qui surfe avec un opportunisme non dissimulé sur la grande mode du thriller érotique post-Basic Instinct. Gros problème : le machin prétend pointer du doigt le voyeurisme mais ne fait que flatter celui du spectateur. Mettre un excellent morceau de Massive Attack à toutes les sauces n'est pas une idée de mise en scène et ne remplace pas un propos. Une scène clé qui assura la promotion du film et la libération de la femme outre-atlantique : une scène de masturbation dans une baignoire qui n'en demandait pas autant. Acteurs uniformément nuls, personnages inexistants, accumulation d'outrances, sottise du script... Simplement nul.
Par RLV