Outre quelques fourmillements dans certains arrières plans et un léger grain ambiant lors de certaines séquences, Metropolitan officie une nouvelle fois avec une grande attention. La palette chromatique demeure très fidèle au travail du directeur de la photo et offre aux couleurs une colorimétrie des plus chaleureuses. Les contrastes se montrent superbement soutenus et la compression sait se faire suffisamment invisible pour nous garantir un confort visuel très appréciable.
Si la piste DTS française l'emporte haut la main en terme de restitution des basses lors des passages musicaux et autres gunfight, les deux mixages Dolby Digital 5.1 anglais et français parviennent à tenir la distance sans le moindre problème. La version original l'emporte néanmoins en terme de d'harmonie et de naturel dans la restitution des dialogues. On notera toutefois une dynamique plus agressive sur la version française mais que l'on opte pour l'un ou l'autre, le confort auditif est total.
Si techniquement Metropolitan prend grand soin de son édition, l'interactivité ne se présente pas sous le même jour. On ne trouve en effet qu'une petite featurette promotionnelle (12mn16 – vost) sans grand intérêt de par le fait que tout reste bien trop en surface pour retenir notre attention, un lot de bandes annonces et une fin alternative (18mn13 – vost et vf) qui ne change pas grand-chose à la définitive. Il s'agit en fait d'un montage plus long.
Pour avoir été le témoin de l'étrange lien qui existe entre la police d'élite et un gang de trafiquants, un jeune journaliste, Josh Pollack, se retrouve au centre d'une affaire explosive. Menacé par tous ceux dont il veut désormais révéler le secret, il va devoir mener son enquête au péril de sa vie et trouver ceux qui, quelle que soit leur appartenance, seront assez courageux pour l'aider à faire éclater la vérité.
Scénariste de la nouvelle série en vogue aux Etats-Unis, Kidnapped, David J. Burke s'offre son premier casting de vedettes. Et c'est avant tout là-dessus que repose ce thriller policier. Le pitch est en effet assez convenu, pour ne pas dire éculé, et l'intérêt majeur du film n'est autre qu'un casting particulièrement élogieux, du moins pour les deux gros seconds rôles. Passée la surprise de découvrir le chanteur Justin Timberlake dans son premier rôle au cinéma, on se laisse porter par une mise en scène qui, si elle reste académique pour le genre, n'en demeure pas moins efficace. On est certes bien loin des qualités artistiques et scénaristiques de films comme Copland qui prennent également pour toile de fond la corruption dans l'univers policier, mais cette série B demeure agréable sans pour autant casser trois pattes à un canard.
Par Benjamin Bach