Alors que le Chouchou de Loulou interprète un publicitaire sans vergogne dans l'adaptation de 99 Francs sur grand écran, petit retour sur la carrière d'un des acteurs qui comptent désormais dans le cinéma français.
Certains le désignent comme le successeur naturel de
Jean-Paul Belmondo, d'autres n'arrivent pas à se défaire de son image de surfeur de Nice, mais en aucun cas
Jean Dujardin ne laisse indifférent. C'est l'heure du Classe/Pas classe...
BRICE DE NICE - PAS CLASSE
MARRE, MARRE, MARRE de la télé au cinéma. Mais visiblement, les spectateurs en raffolent. Tant mieux pour eux : après
Les Dalton et
Iznogoud (qui a pulvérisé des records), voici le petit nouveau :
Brice de Nice. C’est devenu la mode aujourd’hui de voir des transfuges de la télé passer au cinéma. Sans doute qu'ils s’imaginent suffisamment intéressants pour aller enquiquiner les cinéphiles. Pendant ce temps, des films superbes comme
Sideways se ramassent au box-office. Mais où sont passés la cinéphilie et l'amour du cinéma ? "Comment je les ai tous caaaasssés…"
RLV
CONTRE ENQUETE - CLASSE
Les thrillers français de qualité se font tellement rares que lorsqu’on en tient un, le plaisir n’est que plus intense. Avec
Contre enquête,
Franck Mancuso prouve que
36, quai des Orfèvres n’était pas qu’un heureux accident. Il semble qu’un certain savoir-faire se soit tissé au niveau national, mêlant allègrement film noir, policier et thriller.
Le Petit lieutenant tendait également à confirmer cette tendance. Le point commun de tous ces films est un réalisme cru, même cruel, confrontant un public nourri aux flics cow-boys et ultra stylisés hollywoodiens, à la réalité la plus sombre du quotidien des agents de police. Mais le film de Mancuso n’utilise cet élément qu’en tant que décor pour entourer un thriller psychologique de première facture.
LT
IL NE FAUT JURER DE RIEN - PAS CLASSE
Adapté de l’œuvre d’Alfred de Musset, Il ne faut jurer de rien ! s’apparente à ses productions françaises au casting relevé, costumes pompeux, musique entraînante, mélangeant allègrement film de cape et d’épée et comédie enjouée. Malheureusement, là où
Les Mariés de l’an II de
Jean-Paul Rappeneau tient en haleine du début à la fin, là où
FanFan la Tulipe de Christian-Jacque divertit malgré ses carences, Eric Civanyan nous livre un long-métrage dont les mécanismes ne fonctionnent que de manière trop sporadique.
LT
L'AMOUR AUX TROUSSES - PAS CLASSE DU TOUT
L'un des pires films français de ces dernières années. Le talent (
Jean Dujardin) ou la beauté (
Caterina Murino) ne suffisent pas toujours à sauver du naufrage. Que dire d'un film où le scénario n'existe pas, les personnages ne sont que des caricatures, les scènes d'action (si j'ose dire) ne possèdent ni punch ni dynamisme ? La réponse est "rien". Il n'y a définitivement rien à dire sur
L'amour aux trousses, sorte de condensé de tout ce qu'il ne faut surtout pas faire au cinéma, ni même à la télé d'ailleurs.
LT
LE CONVOYEUR - TRES CLASSE
Le film, construit sur un rythme paranoïaque, démonte le chemin intérieur d’un homme mystérieux (
Albert Dupontel, excellent) dont les intentions sont floues, du moins durant la première partie. Lorsque l'on apprend plus précisément ses desseins, le film gagne en intensité et ne perd rien de son mystère. En toile de fond, il se sert du milieu des convoyeurs de fond jamais exploité au cinéma, en insistant sur un paradoxe : des hommes sont chargés de transporter des sommes d’argent colossales alors qu’ils ne gagnent qu'un salaire de misère. Sa peinture est réaliste (l’attaque du fourgon) et insolite (la séance de tir), toujours juste et efficace.
RLV
MARIAGES ! - UN PEU CLASSE
Une petite comédie grinçante sur le mariage et la vie de couple plus généralement. Voilà ce à quoi il faut s’attendre avec
Mariages ! La réalisatrice qui signe ici son deuxième long métrage s’est visiblement amusée à remettre les pendules à l’heure, en dénonçant tous les fléaux susceptibles de mettre un terme aux couples de mariés. Aborder les sujets dramatiques tels que l’adultère ou l’épuisement de l’amour est ici toujours propice à bon nombres de situations grinçantes souvent dignes d’un film d’Almodovar (surtout lorsque un travesti débarque au dîner !). Quiproquos, frictions au sein du cercle d’invités et règlements de comptes deviennent rapidement le cœur de l’histoire, au dépit du couple de jeunes mariés dont on ne sait au final que peu de choses. Au-delà de la simple comédie familiale plane néanmoins un ton pathétique et très pessimiste, si bien que le spectateur passe autant de minutes à sourire qu’à se morfondre… Au moins, ceux qui avaient l’intention de s’unir prochainement y réfléchiront à deux fois. Le jeu des acteurs est quant à lui d’une grande crédibilité (mentions spéciales à Seigner et Dujardin).
Gui
OSS 117 LE CAIRE NID D'ESPIONS - CLASSE
La comédie française reprend des couleurs avec cette version parfaitement calibrée d’
OSS 117, qui réussit le juste équilibre entre nostalgie du genre et humour potache. L’écriture est maligne, la réalisation soignée, les seconds rôles vraiment savoureux et Jean Dujardin au top de sa forme : un phénomène à la
Brice de Nice n’est pas à exclure pour cet agent « double », qui cumule la classe de James Bond et le niveau intellectuel du lieutenant Drebin dans la série des
Y a-t-il un flic…
ML
CHERCHE FIANCE TOUS FRAIS PAYES - PAS CLASSE
Cherche fiancé tous frais payés ressemble par son postulat de départ à une autre comédie française, sortie quelques mois plus tôt,
Prête-moi ta main. Seulement là où
Eric Lartigau apportait judicieusement et subtilement douceur et romantisme à la légèreté et à l'humour d'
Alain Chabat, Aline Issermann ne parvient que maladroitement à passer, d'une scène à l'autre, de la pure comédie à une gravité paraissant pour le coup inappropriée.
LT
RESULTATS AVEC UN TITRE APPROCHANT