RESIDENT EVIL : UNE FRANCHISE QUI S'ASSUME?
Tout sur RESIDENT EVIL DEGENERATION - Photos - Le 2009-01-30 10:29:20resident evil degeneration z2
Phénomène planétaire, Resident Evil premier du nom avait secoué gentiment le petit monde du multimédia : alors que perçait le fameux Alone in the Dark (qui lui aussi connaîtra une adaptation sous la houlette du capricieux Uwe Boll) sur les différentes consoles, Resident Evil se propulsait en 1996 à la tête des ventes de jeux Playstation faisant ainsi du support l'un des best-sellers les plus courus. De plus en plus populaire au sein des cercles très fermés de gamers et au près des amateurs désireux de connaître quelques sensations fortes, le jeu développé par la toute puissante Capcom se voyait offrir une pléiade de suites (Director's cut, épisode 2, épisode 3 Nemesis, Survivor...) connaissant toutes, généralement, un certain succès. Assez logiquement, Hollywood se mit dans la course à l'adaptation : non seulement l'univers proposé était propice à une transposition mais en plus les intrigues présentaient des potentiels narratifs intéressants. Initialement en accord avec le cultissime George A. Romero, ce fut finalement le jeune britannique Paul W.S. Anderson qui eut les honneurs de s'atteler au projet : non seulement, il fait parti de cette jeune génération ayant grandi parallèlement à l'ascension technologique des logiciels et des machines mais il a surtout déjà derrière lui quelques prédispositions. En effet, à 37 ans, il a déjà quatre réalisations à son actif et plus précisément ancré dans une atmosphère vidéo ludique : si Shopping, Event Horizon ou Soldier conviennent aux producteurs, c'est surtout son travail sur Mortal Kombat qui lui ouvre les portes. Maître à bord, Anderson fait le pari osé de rester honnête avec lui-même : hors de question de faire une transposition bête et méchante d'un médium à l'autre, il souhaite donner un peu plus... D'où le problème : le jeune réalisateur ne parvient pas à totalement s'affranchir du matériel original et se trouve le cul entre deux chaises ! D'un côté, les éléments qu'il souhaite conserver du jeu original, passages obligés et qu'on lui reprochera fatalement d'avoir abandonné. De l'autre, son désir d'aller vers autre chose, un film plus excitant et plus fun, une ambiance à des lieux de l'univers sombre et lourd du jeu mais qui, finalement, correspond un peu plus à son état d'esprit.
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Avec une ambition pour le peu biaisée et avec pour plan de travail sa seule expérience de joueur, Anderson boucle son film tant bien que mal et confie le rôle principal au mannequin, à l'époque superstar, Milla Jovovich. Celle-ci apporte finalement un côté glamour inattendu tandis que l'intrigue, prenant place assez logiquement dans les labos sous un manoir, narre superficiellement une contamination développée par la terrible Umbrella Corporation. Zombies, bestioles repoussantes et dobermans pourris déambulent dans le « Hive » et opèrent le minimum syndical alors qu'Anderson s'éclate visiblement beaucoup plus à filmer des coups de pieds retournés au ralenti que des séquences atmosphériques ! Pour mettre en parallèle avec une autre adaptation (elle, un peu mieux réussie), le pourtant très sympathique Anderson ne fait pas tout ce que notre Christophe Gans national prenait le temps d'établir dans Silent Hill : une vraie ambiance et un univers cohérent ! Mais au final, Resident Evil se tient plutôt bien ! Aussi sur que l'adaptation s'est vue sacrément esquintée, le film se révèle être une petite série B connaissant quelques éléments pas inintéressants : une bande son atmosphérique de Marilyn Manson, quelques idées de mise en scène. Mais les fanatiques, qui en attendent beaucoup, ne sont pas dupes: même si le divertissement est là, Anderson a tout simplement rincé une franchise!
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