Kevin Dutot 7
MARLEY ET MOI
Un film de David Frankel
Avec Jennifer Aniston, Owen Wilson, Eric Dane...
Durée : 1h45
MARLEY ET MOI de david frankel
Jeunes mariés, John et Jenny viennent de s'installer en Floride, où chacun a trouvé un emploi de journaliste dans des journaux concurrents. C'est ainsi que Marley entre en piste. En grandissant, l'animal se révèle aussi craquant que dévastateur et la maison devient son terrain de jeu... Au rythme des années et des catastrophes qu'il provoque, Marley voit Jenny et John vivre les hauts et les bas d'une vie de famille, d'une carrière, les changements de maison et surtout, les innombrables défis d'une famille qui s'agrandit...
Nous n'attendions pas grand chose de Marley et Moi... Le Diable s'habille en Prada, précédente réalisation de David Frankel, nous avait laissés sur une note sans grande saveur. Cette comédie hyper calibrée, dont le ryhtme n'était soutenu que par une bande-originale sirupeuse et dans l'air du temps, ne tenait que pour la prestation royale de Meryl Streep... La mise en scène, coupable de faire dans la neutralité face au monstre interpreté par Streep, ne déployait aucune inventivité ! Difficile, dans ces conditions, d'imaginer qu'un film sur un chien réalisé par Mr Prada allait nous émouvoir à ce point ! Et pourtant, il faut se l'avouer, et tous les journalistes présents à la projection presse ne pourront vous dire le contraire : Marley et Moi fera couler de grosses larmes sur vos joues. Et vous allez vous en vouloir de vous mettre dans des états pareils pour un labrador... Mais dites-vous que vous ne serez pas le seul ! Car le film, somme toute assez classique dans sa forme, parvient subtilement à nous faire pénétrer l'intimité de ce couple et dans ce sens, n'a jamais besoin d'étaler de grandes scènes pleines de bons sentiments pour nous faire comprendre que ce foyer déborde d'amour.
MARLEY ET MOI de david frankel
Quand ils ne sont que tous les deux, Jennifer Aniston et Owen Wilson réussissent à créer une vraie relation de couple, saine et emportée par la volupté de la jeunesse. Et de la façon la plus intelligente qui soit, le scénario ne s'embarque jamais sur les mauvaises pistes des reglements de comptes entre époux. Ainsi, lorsque le récit commence à s'intensifier, la tendance est plutôt à minimiser les crises. Et ce chien, une tempète à lui tout seul, débarque dans ce couple comme un cheveu sur la soupe où plutôt comme un tronc d'arbre dans une tasse et va dérégler une existence qui aurait pu sombrer dans une petite routine que les deux amoureux souhaitaient éviter à tout prix.
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