SEVEN SE
Metropolitan
1995
Thriller
Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - DTS - Double couche
Langages : - Anglais DD 5.1 EX / Anglais DTS 6.1 ES / Français DD 5.1 / Français DTS 5.1
Sous-titres : Anglais / Français
Critique Image
A l'instar du formidable zone 1, cette édition Metropolitan nous permet de découvrir une image totalement inédite de Se7en. Bien qu'excellent, le précédent zone 2 (également chez le même éditeur) ne présentait pas du tout le même type d'image. Ici et c'est la magie de cette édition, la qualité est en tout point fidèle à ce que David Fincher avait dans la tête. Le DVD a été supervisée dans les moindres détails par le réalisateur. Résultat des courses, il se voit offrir un nouveau transfert avec en point d'orgue un surprenant télécinéma. Surprenant car tellement différent de ce que l'on a connu précédemment. L'image est désormais totalement désaturée, renforçant incontestablement le côté froid, glauque et oppressant du film. Il n'y a plus aucun point commun avec la précédente édition zone 2.
Quand les techniques modernes se mettent au service de la vision d'un artiste, cela peut aboutir à de véritables miracles : le DVD de Se7en présente une image encore plus aboutie que celle vue en salle. C'est dire le degré de réussite de cette édition.
La colorimétrie qui a bénéficié d'un travail d'orfèvrerie (comme on peut le constater dans les bonus) constitue une ahurissante réussite. L'homogénéité associée à une définition stupéfiante et ce même dans les passages les plus sombres du film (rarement un étalonnage n'aura été aussi performant) permettent d'obtenir une image d'exception.
Et pourtant, malgré toutes ces louanges, un grain de sable vient se glisser, perturbant considérablement ces rouages si parfaits en apparence.
Le grain très présent (mais voulu) sur le zone 1 a considérablement disparu (cela fera plaisir aux amateurs d'images lisses). Malheureusement, il a été remplacé par des artefacts de compressions beaucoup trop visibles. A certains moments, l'image a tendance à pixéliser de façon besogneuse (la découverte du premier cadavre, et c'est encore beaucoup plus visible lors du dîner entre Somerset et les Mills). Des effets de rémanence signes d'une image numérique pas suffisamment bien maîtrisée. La faute sans doute à l'accumulation de pistes sonores 5.1 et surtout à la présence très discutable de suppléments sur le premier disque alors même que ces derniers se trouvent sur le disque 2 en zone 1. Cette richesse d'informations sur le seul disque 1 est donc préjudiciable au résultat finale et on le regrette vivement. Autre différence notable entre le zone 1 et le zone 2 : un étalonnage qui a tendance à être encore plus sombre en zone 2 car tirant ouvertement sur le vert. Le zone 1 offrait un ton plus lumineux, moins mate.
Mise à part ces bémols, Se7en zone 2 reste enthousiasmant au possible. Le tour de force d'intégrer autant de pistes sonores techniquement gourmandes tout en conservant une image excellente est presque réussi. On regrette toutefois que l'éditeur à l'instar de ce que vient de faire Criterion aux Etats-Unis pour Spartacus, n'ait pas décidé de son propre chef d'eliminer une ou deux pistes pour assurer une qualité d'image irréprochable.
Critique Son
Faire tenir quatre pistes d'exception (Anglais 5.1 EX et DTS 6.1 ES et Français DD 5.1 et DTS) sur un seul et même DVD, voilà la gageure que se proposait de réussir Metropolitan. Pari tenu mais les amateurs de VO vont se sentir lésés.
De toute évidence, l'éditeur a fait son choix : privilégier les deux pistes VF au détriment de la VO. Cette dernière a beau bénéficié des mixages les plus performants du moment, il est indéniable qu'aucune des deux pistes ne peut rivaliser avec la VF DTS. Et surtout pas la VO 5.1 qui se trouve constamment bridée (il suffit de se remettre le zone 1 pour entendre son véritable potentiel). Elle possède la dynamique la plus faible des quatre mixages. Et même la VO DTS se trouve être bien en deçà de ce qu'elle pouvait donner sur le zone 1 (attention, on ne dit pas qu'elle est mauvaise, loin de là. Elle rivalise sans problème avec la VF DD 5.1 mais délivre un son moins percutant que sur le DVD américain surtout au niveau des arrières). Bref, ceux qui veulent écouter Se7en en VO dans les meilleures conditions n'ont désormais qu'une seule solution: le zone 1.
La VF DTS est donc la piste gagnante de cette édition. Son homologue DD 5.1 est également performante à souhait mais la répartition des canaux et la dynamique sont incontestablement du côté du DTS.
Ces comparaisons faites, on retrouve en partie la qualité sonore qui nous avait enthousiasmé sur le zone 1. L'utilisation des six canaux est épatante. La palme de l'efficacité revient sans conteste possible aux satellites arrières. Les effets surrounds sont tellement bien accentués qu'on jurerait à un moment qu'il s'est mis à pleuvoir dans le salon. Réalisme quand tu nous tiens !
La bande son est constamment nerveuse, agressive (dans le bon sens) et n'hésite pas à s'emballer dès que l'occasion se présente (la poursuite entre Mills et John Doe dans l'immeuble puis dans la rue sous la pluie).
Aucun doute à avoir, que ce soit en DTS ou en DD, le rendu de la bande son est d'une incroyable efficacité. Mais on n'en démord pas, la VO n'a pas bénéficié du traitement espérer. Il est rageant de savoir que pour obtenir le DVD parfait de Se7en, il faille acheter deux versions du film. A trop être gourmand et à vouloir jouer sur tous les tableaux, Metropolitan risque de décevoir de nombreux amateurs de VO, à commencer par l'auteur de ces lignes.