Paramount propose un pressage correct mais sans éclat. Le master est légèrement granuleux et malheureusement non exempt de poussières. On note également quelques tremblements de l'image. Les couleurs sont correctement restituées mais manquent quelque peu de brillance. En revanche, la compression est de bonne facture et ne souffre d'aucun défaut majeur.
A volume égale, il faut reconnaître que la version française l'emporte haut la main du point de vue de l'agressivité générale. Et ce outre le fait que cette dernière soit uniquement en Dolby Surround contre un mixage Dolby Digital 5.1 pour la piste anglaise. Côté surrounds, il ne faut pas s'attendre à un déluge d'effets sonores et encore une fois, la version originale se montre bien trop faible. Il vous faudra pousser le volume de l'ampli pour que tout soit parfaitement audible.
Un menu fixe et muet.
Paramount nous a habitué à des éditions pauvres et ne faillit pas à la règle une nouvelle fois. On ne trouve en supplément qu'une malheureuse bande annonce (au format mais non 16/9 – VO).
Pour leur seconde collaboration après Un fauteuil pour deux, John
Landis et Eddie Murphy n'ont presque rien changé à la formule qui
leur avait si bien réussi. Malheureusement, celle-ci n'était pas une
formule miracle et la radicale transformation sociale du héros, point
commun aux deux films, baigne ici dans la lourdeur.
Prince d'une riche petite contrée d'Afrique, Akeem arrive à repousser
d'un mois son mariage arrangé depuis sa naissance pour pouvoir trouver
sa femme. Quel meilleur endroit que le quartier du Queens à New York
pour trouver une reine ?
Après s'être brillamment illustré dans quasiment tous les genres (de la
comédie musicale au film d'horreur en passant par le western), John
Landis commence sa longue traversée du désert artistique avec cette
comédie romantique facile et mièvre. Eddie Murphy y trouve cependant ce
qui fera son salut à la fin des années 90 : la composition de plusieurs
personnages. Tout n'est pas à jeter et l'ensemble peut se regarder sans
trop de peine, ni de plaisir.
Par Philip Dowland