La grande question concernant Starmania était de savoir si Warner Musique allait nous resservir le pressage larserdisc Pal. Eh bien non !
En effet, l'Opéra rock de Berger et de Plamandon s'est offert une nouvelle jeunesse pour ses dix ans. Le nouveau transfert est tout bonnement superbe. Il bénéficie d'une très belle luminosité et d'une bonne saturation des couleurs.
Rien à dire.
Ouf !!! Ils ne nous ont pas fait le coup de Notre Dame de Paris.
Nous avons droit ici à un Dolby Surround. Résultat, ça chante dans tous les coins de la pièce.
Les chants sont très clairs et la musique d'une belle ampleur.
Menu animé et heureusement musical bien que l'on ait droit qu'a quelques mesures en boucles.
Coté suppléments, on trouve la présentation des principaux personnages avec un accès direct aux chansons qu'ils interprètent, les biographies de Luc Plamandon et de Michel Berger et enfin le clip Mauranne ''Les uns contre les autres''. (Elle a repris, pour ceux qui ne le savent pas, le rôle de Marie Jeanne l'année suivante ).
En revanche, on regrettera le boîtier : Ce n'est pas parce qu'un personnage du show s'appelle Cristal qu'il fallait faire un boîtier en conséquence. Aucune présence du moindre petit livret avec photos.
Un spectacle devenu un classique de la comédie musicale française par Berger et Plamandon.
Starmania fête en ce moment ses 20 ans et Warner nous sort une version datant de maintenant 10 ans, mise en scène par Berger et Plamandon (Il se joue encore actuellement au Casino de Paris dans une mise en scène de Lewis Furey ).
Force est de constater que ça n'a pas pris une ride au niveau de la musique et les détracteurs pourront continuer à rire sur des paroles parfois ''limites'' (un jour vous verrez la serveuse automate, s'en aller cultiver ses tomates).
Les puristes préfèreront sans aucun doute cette version beaucoup plus sobre et moins tape à l'oeil que celle de Furey mais c'est tout de même dommage de les voir avec des micros à la main.
La réalisation -de Gérard Pullicino, l'ancien réalisateur de Taratata- frôle parfois le ''kitch'' par des inserts vidéo très années 70. Le reste demeure classique.
Par Pascal Faber