Critique Image
Le premier disque de cette édition, où figure le film Shrek sorti en salles, est strictement le même que celui de l'édition collector déjà disponible., c'est à dire proposant une image de très grande qualité.
Le second disque propose Shrek 3D, petit court-métrage censé faire le pont entre Shrek et Shrek 2 (dans les salles le 23 Juin 2004) dans deux versions : une en 2D et une en 3D nécessitant l'usage des lunettes livrées avec le DVD.
Shrek 3D... mais en 2D
Un unique DVD pour un court-métrage de 12 minutes : malgré l'avalanche de pistes sonores, une qualité d'image irréprochable était à prévoir. Le transfert 16/9 resplendit donc du début à la fin.
Shrek 3D... en 3D
Le même court-métrage, mais en 3D. Sa vision avec les lunettes fournies dans le DVD s'avère, plutôt sympathique, sans être transcendante car souvent peu lisible, mais dans tout les cas dépend de plusieurs facteurs :
La taille de l'image : plus la TV est grande, plus l'effet est saisissant mais aussi plus les défauts apparaissent, le rendu monochrome violacé propre à l'effet recherché étant omniprésent. Sur une TV 80cm, l'expérience est appréciable. Testé sur rétroprojecteur puis videoprojecteur, l'immersion dans l'aventure fait un bond en avant. Certes le rendu n'approche pas celui d'une énorme salle de parc d'attraction, mais il s'avère tout de même très convaincant.
Les câbles vidéos utilisés pour relier votre lecteur DVD à la télévision. Inutile de tenter l'expérience avec une simple prise péritel à signal composite :
Shrek 3D perd toute sa profondeur et devient vite inintéressant voire irregardable. Mais avec des péritels techniquement plus pointues le rendu gagne tout de suite en qualité. Préférez donc une péritel à signal S-Video (ou un cable S-Video tout court) ou encore mieux, une péritel à signal RVB pour apprécier les effets de profondeur. Impressionnants sur certains décors (celui sur le radeau avec l'eau derrière est déjà renversant), l'effet se réduit au statut de quasiment inexistant, aboutissant même souvent à des dédoublements dès qu'il s'agit d'un petit élément ou d'un personnage sensé "sortir" de l'écran.
bR>
Comme l'explique très bien un des menus du DVD, le rendu gagne en efficacité avec des câbles encore plus pointus tels que des prises multiples ou, le summum, "DVI". L'image gagne en couleurs, en profondeur, et les auparavant nombreux effets de dédoublement se font plus rares.
Bien sûr, jamais le rendu du parc d'attraction Universal pour lequel Shrek 3D a été crée (appelé là bas Shrek 4D) n'est atteint : les personnages et décors semblaient sortir de l'écran et se ruer sur le public de la salle, ce n'est pas le cas ici tout aussi grande que soit l'image projetée.
De par son statut de bonus, Shrek 3D est une curiosité livrant son petit lot d'effets saisissants, mais uniquement à partir d'un écran 80cm et d'une connexion en S-Vidéo (péritel composite à proscrire).
Critique Son
Le premier disque de cette édition, où figure le film Shrek sorti en salles, est strictement le même que celui de l'édition collector déjà disponible.
Six pistes Dolby Digital 5.1 répondent présent sur Shrek 3D : anglais (la seule en 448kbps), français, hollandais, espagnol, italien et allemand (384kbps).
Le but ici étant de livrer une expérience forte en sensations, le paquet a été aussi mis sur l'aspect sonore de Shrek 3D. Si toutes les quinze secondes un élément visuel est censé nous sauter au visage en 3D, celui-ci est généralement accompagné d'effets sonores diablement efficaces, riches en immersion, en effets surprenants allant allégrement des avants aux arrières, et très dynamiques. C'est d'ailleurs uniquement sur ce dernier élément que la piste anglaise gagne un très léger avantage sur la française, qui aura très légèrement tendance à moins faire trembler les murs.
Bonne nouvelle : les acteurs de Shrek et Shrek 2 répondent présent sur ce bonus, que ce soit Mike Myers, Cameron Diaz ou Eddie Murphy pour la version originale, ou Alain Chabat, Med Hondo et Barbara Tissier pour la version française.
Là où le bas blesse réside en l'absence totale de sous-titres . Si sur le film dans sa version 3D on peut comprendre cette démarche, les sous-titres devenant certainement illisibles, elle ne se justifie pas sur sa version 2D. Un mauvais point.