Sans être excellent, le rendu du DVD est à l'image du film : agréable, chatoyant, et chaleureux. Les couleurs sont éclatantes, la définition assez nette et les contrastes bien équilibrés.
Côté bande sonore, le résultat est également assez satisfaisant, la jolie voix de Frédéric Diefenthal est parfaitement bien rendue dans la scène du bar, les dialogues sont clairs, les musiques entraînantes sans être envahissante. On n'en attendait pas plus pour une comédie.
Rien de bien extraordinaire côté interactivité, mais la simplicité fait parfois bien les choses !
Le making of est sympathique, nous plonge dans l'ambiance hors champ et nous fait rire devant les éternelles pitreries d'un Titoff toujours déchaîné. Présenté sous forme de chapitres bien distincts, il permet de rentrer dans l'aventure d'un petit film sans prétention, et apporte son lot d'anecdotes croustillantes, comme par exemple la confirmation que Frédéric Diefenthal voulait au départ jouer le rôle de Paul.
Des suppléments placés sous le soleil de la bonne humeur, avec un bêtisier regroupant les bafouillages, bégayements et autres fous rires des deux acteurs principaux... Dommage que Zoé Félix ne soit pas de la partie.
La navigation est très simple, les menus sobres mais très colorés. Au final, un petit DVD sans prétention à la hauteur du film. Allez, laissez-le s'incruster pour une soirée.
Magouilleur et tire au flanc, Paul a l'habitude de squatter chez les autres. Seulement aujourd'hui, il se retrouve rejeté de tous. Après une nuit de galère, il apprend par hasard qu'Alexandre habite seul un appartement qui appartient à son ami Christophe, parti en Angola. Sautant sur cette occasion en or, Paul se fait passer pour le cousin du fameux Christophe et s'incruste dans la vie un peu trop rangée d'Alexandre...
Au vu de l'histoire, L'Incruste n'a rien de bien original ; au vu du résultat final, non plus. Racontant une nouvelle fois la rencontre, la dispute et les retrouvailles d'un duo improbable que tout oppose mais que tout va réunir, L'Incruste nous rejoue le scénario classique maintes fois usé par un cinéma français qui se mort la queue. Mais si L'Incruste est loin d'avoir la prestance des films de Francis Veber, la présence d'un Michel Blanc ou d'un Pierre Richard, toujours est-il qu'à défaut d'originalité, le film de Corentin Julius et d'Alexandre Castagnetti apporte son lot de fraîcheur pendant une heure trente, de détente et de sourire.
Frédéric Diefenthal et Titoff s'en sortent bien, et Zoé Félix vient éclairer le film par son joli sourire et son grand talent d'actrice en devenir. De quoi s'attacher rapidement aux personnages, et succomber à l'ambiance bon enfant qui se dégage du film... L'Incruste est un film de potaches pétri de bonnes intentions, qui se laisse regarder sans réfléchir comme un bon téléfilm en milieu d'après-midi à la télé. A regarder tranquillement dans son fauteuil avec ses amis.
Par Aurélie Maulard