L'image ne parvient pas toujours à faire reluire les contrastes de la meilleure manière qui soit, mais dans l'ensemble la qualité est assez bonne.
Les deux pistes sont de bonne facture et exploitent de manière relativement habile les différents canaux pour les bruitages en tous genres dus à la pagaille semée par les mouflets...
Des menus fixes, pas très beaux, froids, et préformatés accompagnent la navigation du DVD en laissant présager à un néant de bonus, ce qui ne sera pourtant pas le cas. Nous avons effectivement droit à deux commentaires audio, un du réalisateur et un second des enfants (parfois confus mais drôle), à 11 scènes coupées ou scènes intégrales (pour une durée totale de 18'30), puis on passera à un split-screen sur deux scènes où le story-board approprié est disposé au dessus des séquences filmées, avant de terminer par 4 documentaires qui représentent des analyses et making of de certaines scènes (dont celle de la grenouille au petit déjeuner, du serpent à l'anniversaire et du chien mordeur d'entrejambe).
Remake mis au goût du jour du film de Walter Lang datant de 1950, Treize à la douzaine est exclusivement destiné à un très jeune public, friand d'humour traditionnel. Ni original dans son scénario, ni inventif dans son lifting post année 2000, l'histoire n'assure pas l'ombre d'une surprise, et il faut être excessivement naïf ou alors très bon spectateur pour trouver cette comédie acceptable. Shawn Levy, qui avait déjà signé le médiocre Just married, No sex ! fait une fois encore preuve de son incapacité inventive et il nous sert alors des poignées de gags archi vus et revus, qui font par conséquent peu rire – voire pas du tout.
En contre partie, il tente de rendre son produit attrayant et répertoriable dans les "pop-corn movies" (qui connaîssent souvent une vie plus folichonne dans les vidéos clubs que sur grand écran) à l'aide d'un casting où figurent le noms de Steve Martin et d'Ashton Kutcher. Mais cela ne suffit pas non plus à séduire, d'autant que Steve Martin qui endosse ici le rôle du père est bien trop âgé et insuffisamment fougueux pour être crédible (il a la soixantaine, et le plus jeune des enfants a 3ans...). Pour sauver l'embarcation du navire, on aurait par ailleurs pu imaginer Jim Carrey dans le rôle titre, qui s'en serait sans aucun doute mieux sorti. Mais quoiqu'il en soit, et malgré tout le mal qu'on pourra dire de cette bobine, la recette prendra forcément sur les moins de dix ans. Et puis sa sortie en DVD à quelques jours de Noël n'est certainement pas un hasard.
Par Gui