Si du côté technique du master (parfaitement propre) et du transfert (parfaitement encodé, sans trace de compression) il n'y a rien à dire, l'image du
Couperet saute tout de même aux yeux sur un point. Passé la première scène se déroulant de nuit, et arrivé à la première en plein jour, l'image présente une photographie recouverte d'un léger – mais bien visible –
filtre jaune. Une caractéristique qui perdurera jusqu'à la fin du film.
De mémoire, ce filtre n'était pas présent en salles. Un coup d'oeil dans la rubrique "bande-annonces" de ce DVD, permet en effet de retrouver l'image telle qu'elle était restée dans notre souvenir, proposant des tons amplement naturels. Cela ne fait aucun doute : le filtre jaune a été rajouté sur ce DVD.
Un constat vérifié auprès de l'éditeur : le filtre jaune a en effet été rajouté pour ce DVD, mais à la
volonté de Costa Gavras lui-même, qui en supervisé la création.

Dans l'ensemble, ce changement n'est pas tellement gênant à l'oeil : nous avons connu largement pire, comme par exemple avec le DVD d'American Pie 2 où le filtre jaune était tellement envahissant qu'il rendait le film difficilement supportable à regarder. Ici, certes, sa présence sautera aux yeux, mais n'empêchera pas d'apprécier le film qui garde un certain impact.
Néanmoins, la photographie réaliste en prend un coup, là où des tons normaux donnaient au film un étrange sentiment de quotidien. Il s'agit donc d'une volonté du réalisateur, ce qui nous empêche forcément d'incriminer le DVD ou l'éditeur (c'est son film, il en fait ce qu'il veut), mais artistiquement, et même si le film garde tout de même un excellent impact, la version vue était plus belle.