Wild Side Video
1948
Drame
Format 1.33 - 4/3 uniquement - Double couche
Langages : Anglais Mono
Sous-titres : Français (imposés)
MACBETHMac Beth
Réalisateur:
Orson WellesActeurs : Orson Welles
Durée : 114 minutes
Suppléments : Deux montages du film, documentaires, MacBeth vaudou, analyse de séquence, pièces radiophoniques, bande-annonces, filmographies, galerie photo
Date de sortie DVD : 07 Décembre 2005
Critique Image
A chaque disque sa version, courte ou longue, ce qui permet un encodage et un débit optimum et évite de recourir au seamless branching; technologie pas toujours maîtrisée de toute façon. Un choix idéal pour rendre justice à la restauration opérée sur le film, même si les master ne sont pas complètement exempts de défauts.
On aimerait dire que l'une des versions est parfaite au détriment de l'autre, mais comme souvent, la vérité se trouve entre les deux –avec tout de même un net avantage en faveur de la director's cut. La version courte de 1950 souffre d'une rénovation moins scrupuleuse, -si toutefois elle a été rénovée - et est parsemée de taches et rayures diverses qui ont du mal à se faire oublier. La version d'origine, sortie en 1948, ne pose aucun problème de ce côté là, bien que l'on puisse déplorer un scintillement parfois trop prononcé dans les arrières plans ainsi que des variations de contraste fort peu seyants sur la première partie du film. Un autre détail sautera également aux yeux des possesseurs d'écrans 16/9e: la pellicule manque de stabilité sur la version longue, et un liseré blanc fera parfois son apparition sur le côté gauche de l'image. Bref, un prêté pour un rendu.
Version cinéma
Version longue
Version cinéma
Version longue
Version cinéma
Version longue
Version cinéma
Version longue
En ce qui concerne les points communs aux deux disques, on notera une définition d'un très bon niveau général, qui fera ressortir le moindre poil de barbe d'Orson Welles. Seuls les arrières plans, encore eux, sont mal servis; de même que certains plans larges qui s'avèrent franchement flous pour certains. Mais ce problème est certainement imputable au master utilisé. La photo très contrastée du film est quand à elle mise à l'honneur par des noirs très noirs, des blancs aussi blancs que le grain de la pellicule le permet, et un éventail assez riche entre les deux.
Note version de 1948: 8/10
Note version de 1950: 6/10
Critique Son
La seule piste sonore disponible pour les deux montages est la version originale en mono 2.0, aux sous-titres français inamovibles. Quand on sait l'importance du son dans Macbeth, on ne peut que s'en réjouir. Le principal changement entre la version de 1948 et celle de 1950 tient en effet à sa bande sonore, qui provoqua un mini-scandale à l'époque: Welles avait demandé à ses acteurs de dire leur texte en utilisant l'accent écossais, l'action de la pièce prenant place dans ce pays. Le résultat, malheureusement pour lui, fut considéré comme ridicule par la plupart des critiques anglo-saxonnes, qui considéraient que la langue écossaise était un peu trop "frustre" pour déclamer du Shakespeare.
La première chose que demanda le président de la Republic (non, pas le nôtre; nous parlons ici de la société de production) à Welles après la sortie du film, outre de raccourcir celui-ci de quelques minutes, fut donc de remplacer les accents écossais les plus marqués contre de bien plus familiers accents anglais ou américains. Il existe par conséquent deux bandes son distinctes de Macbeth, pour deux expériences d'écoute assez dissemblables. Encore une fois, tout est ici affaire de goût.
La VO d'origine de 1948 est la mieux servie, restauration oblige, et ne démérite pas face à d'autres pistes mono de films plus récents. Les voix n'ont pas cet accent nasillard, familier aux amateurs de films anciens, sinon celui imposé par l'accent écossais. Quant aux inévitables craquements, ils sont réduits à portion congrue. La piste fait par ailleurs preuve d'une bonne dynamique, ce qui s'avère d'autant plus important que les bruitages et la musique jouent un rôle prédominant dans ce montage.
A l'instar de l'image, le son de la version courte se trouve être le parent pauvre de cette édition. Les dialogues restent audibles et l'ouverture correcte, mais toute la piste sonore se voit handicapée par un souffle omniprésent, concurrencé par un crépitement léger mais bien réel. Un traitement qui laisse l'impression que tous les efforts des responsables de la restauration et de l'authoring du film sont passés dans la version longue, ce qui est bien dommage; chaque version étant tout aussi importante sur le plan historique.
Note version de 1948: 8/10
Note version de 1950: 6/10