Un transfert compatible 16/9 granuleux et à la copie pas toujours très propre. Les couleurs sont d'une belle chaleur même si elles manquent globalement d'éclat mais la saturation est des plus convenable. La définition se voit victime d'un léger flou dû à la présence de grain et l'on a parfois l'impression de se retrouver devant une cassette VHS (de bonne qualité). Quant à la compression, elle aurait pu être plus soignée.
Voilà un film qui aurait grand besoin d'une remasterisation car l'édition zone 1 est dans le même état...
Un Dolby Digital 5.1 anglais et français d'une belle précision et rendant subtilement les ambiances sur les enceintes arrières. Les dialogues sont bien présent et d'une clarté convenable mais, dans l'ensemble, le film aurait mérité plus de relief.
Un menu fixe et muet sans aucun supplément. Où sont passés les bonus de l'édition zone 1. Mêmes s'ils n'étaient pas nombreux on trouvait la bande annonce du premier et du second volet, les filmographies et des notes de production.
Ne leur donnez jamais d'eau et surtout, ne leur donnez jamais, au grand jamais, à manger après minuit... On vous aura prévenu !
Gizmo caca !!!
Avec Gremlins, Joe Dante (Small Soldiers) parvient à faire cohabiter à merveille humour et frisson tout en restant grand public. Grâce au scénario de Chris Colombus, réalisateur de Mrs Doubtfire, il atteint le parfait mélange entre film d'horreur et comédies familiales, sans jamais pour autant être réducteur, bien au contraire.
Si l'on rit de bon coeur à la tourmente qu'impose ces vilaines bestioles aux habitants de cette petite ville, on en est pas moins souvent ‘'terrorisé'' par leur cruauté (bien que ceux ci se comportent comme beaucoup d'humains...).
Si l'animation a aujourd'hui un peu vieilli, le film n'en garde pas moins un charme indémodable et une verve bien propre à son réalisateur. Certaines scènes sont d'ailleurs devenues cultes : la scène où les Gremlins regardent Blanche Neige au cinéma est un grand moment.
Sorti des usines Spielberg, le film n'en porte pas moins la ‘'patte'' de son producteur et l'on y retrouve d'ailleurs différents clins d'oeil à ses propres films.
L'oeuvre, en quinze ans d'existence, n'a pas pris une ride et reste toujours le film culte qu'il était et qu'il restera.
Par Pascal Faber