Comme de coutume, Metropolitan fait du bon boulot. La compression est tout simplement limpide, offrant ainsi une belle fluidité aux diverses scènes d'action. On note certes quelques petits artéfacts, mais ces derniers se font très vite oublier au profit d'une facture générale excellente : image éclatante, couleurs superbement saturées, contrastes finement appuyés et définition offrant un excellent niveau de détail.
Si la piste Dolby Digital 5.1 française remplie déjà généreusement son office en nous proposant un mixage divinement agressif et un caisson de basses particulièrement actif, la piste DTS française lui damne le pion et vient accentuer un relief déjà bien enveloppant. Il en ressort une dynamique efficace en diable servant merveilleusement le propos du film.
La piste DD5.1 anglaise n'est pas en reste et au final, quelque soit l'option prise, le spectacle auditif est au rendez-vous.
Il ne faut pas compter sur la section bonus pour rehausser le niveau du film. On ne trouvera en effet qu'une simple featurette promotionnelle (15mn16 – vost) dénuée de toute franchise et d'à propos bien que nous présentant sommairement les coulisses du tournage, une filmographie et quelques bandes annonces.
Victime d'un chantage mettant en péril la vie de ses proches, le mercenaire John Seeger est contraint d'accepter une mission en Afrique du Sud. Celle-ci consiste à s'introduire dans la prison la mieux gardée du pays pour libérer le fils d'un influent trafiquant d'armes... Seeger va se retrouver embarqué dans une très sale affaire où le moindre faux pas risque de lui coûter la vie.
Et un nouveau « direct to video » pour Steven Seagal ! Voilà bien longtemps que le « comédien » ne nous a pas offert un spectacle digne de ce nom. On en arrive à se dire que, au même titre que Jean-Claude Van Damme ou encore Wesley Snipes, le cinéma au sens noble du terme lui a définitivement fermé l'accès aux grands écrans. Une nouvelle fois, nous nous retrouvons devant un scénario insipide, des personnages caricaturaux et une réalisation sans la moindre surprise. Alors oui les balles fusent, les obus éclatent, les voitures explosent et chose sûrement involontaire, les rires des spectateurs viennent parasiter la bande sonore. Ce Mercenary ne dépasse donc jamais le stade de la série Z et si vous oubliez de laisser votre cerveau au vestiaire avant d'appuyer sur la touche Play de votre lecteur, vous risquez de ne pas résister bien longtemps.
Par Stéphane Mille